Le premier long-métrage de Roberto Rossellini fait partie d'une série de films "patriotiques" commandités par la marine italienne en pleine seconde guerre mondiale. Les comédiens sont tous amateurs et jouent leurs propres rôles de marins, d'officiers et d'infirmières. Ce côté documentaire est renforcé par de nombreux plans de combat tirés des actualités. L'aspect fictionnel de l'ensemble se réduit à une gentille histoire de marin blessé qui retrouve par un heureux hasard sa marraine de guerre devenue infirmière. Un film de propagande, donc, mais celle-ci relativement légère dans lequel Rossellini fait ses armes, c'est le cas de le dire, avant de tourner Un pilote retourne et L'homme à la croix qui sont d'un niveau équivalent. La réalisation est assez solide avec quelques plans à la Eisenstein. C'est moyen mais honorable, loin, bien loin d'un film aux visées équivalentes, Ceux qui servent en mer, le premier film de David Lean, coréalisé avec Noel Coward, au scénario autrement plus étoffé.

Cinephile-doux
5
Écrit par

Créée

le 26 juin 2017

Critique lue 273 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 273 fois

D'autres avis sur Le Navire blanc

Le Navire blanc

Le Navire blanc

4

JanosValuska

le 22 févr. 2023

Suivre

La grande allusion.

Sur un navire de guerre italien, engagé dans une bataille marine, un groupe de jeunes marins est affecté à la surveillance des chaudières. Les jeunes recrues sont aussi très occupées par leur...

Le Navire blanc

Le Navire blanc

5

FrankyFockers

le 10 juil. 2017

Suivre

Critique de Le Navire blanc par FrankyFockers

En 1941, Rossellini faisait donc du cinéma de propagande pour le fascisme mussolinien... Le film est bien fait, super bien réalisé, mais c'est un film qui glorifie la marine fasciste (elle finance...

Le Navire blanc

Le Navire blanc

5

Cinephile-doux

le 26 juin 2017

Suivre

Marins et infirmières

Le premier long-métrage de Roberto Rossellini fait partie d'une série de films "patriotiques" commandités par la marine italienne en pleine seconde guerre mondiale. Les comédiens sont tous amateurs...

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

le 28 mai 2023

Suivre

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

France

France

8

Cinephile-doux

le 25 août 2021

Suivre

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

le 25 sept. 2021

Suivre

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...