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le 25 avr. 2021
SuivreAnna objectif daube
Un passager clandestin est découvert au sein d'un vaisseau spatial en direction de la planète Mars. L'équipage se trouve trop loin de la Terre pour faire demi-tour et il n'y a pas assez de ressources...
J’aurais bien voulu aimer ce film, ne serait-ce que pour pouvoir rabattre la caquet à tous ces abrutis qui ne l’avaient pas compris, pour le charme d’Anna Kendrick, la présence de Toni Collette, et parce que j’ai trouvé Gravity nul et incohérent.
Oui, mais voilà. Passager n°4 est encore plus incohérent que Gravity et sa dernière demi-heure sombre dans des développements stupides pour déboucher sur un dénouement englué dans un pathos peu crédible jusqu’à une image finale digne d’une première année d’école de cinéma et une voix-off ridicule.
Mais venons-en à l’intrigue (sic).
Lors d’une mission vers Mars dans un module prévu pour deux, mais aménagé pour trois (ben oui, tant qu’à faire), un passager clandestin est découvert dans le module destiné à traiter le CO2. (Les scénaristes ont vu Apollo XIII et ont décidé d’en faire un remake actuel). On se demande d’ailleurs ce que ce type peut bien faire là, accroché à un harnais qui ne mène nulle part et encore vivant après avoir subi 5 à 7 G d’accélération et de décélération dans l’équivalent d’un micro-onde. En voulant le sauver, le commandant, joué par Toni Collette, se pète le bras (comme ça, elle ne peut plus rien branler jusqu’à la fin du film et là on n’en est qu’au début) et endommage le recycleur de CO2 (ben oui, les scénariste ont vu Apollo XIII). En plus, cela ouvre une brèche dans la coque, dont l’épaisseur a été réduite pour supprimer du poids et faire entrer trois personnes dans un module prévu pour deux, vous suivez ? Oui ? Eh bien pas moi.
Donc, ils sont dans la merde, parce qu’il n’y a plus assez d’oxygène pour trois, et encore moins pour quatre (comme dans Apollo XIII). Réponse du centre de contrôle. Ben, il va falloir jeter le passager clandestin par-dessus bord. (Là, les scénaristes ont vu Master and Commander et ont décidé de faire un crossover). Mais le médecin du bord, joué par Anna Kendrick, qui soit dit en passant fait tout sur ce vaisseau jusqu’à sortir les poubelles parce que le commandant ne peut plus rien branler, n’est pas d’accord parce qu’elle a prêté le serment d’Hippocrate quand même et que le passager clandestin est orphelin depuis que son père est mort en le sauvant d’un incendie et qu’il doit s’occuper de sa sœur. Ben oui, il faut ajouter un peu de pathos, et de graves brûlures sur le torse souvent dénudé du passager clandestin joué par Shamier Anderson qui est un étudiant en ingénierie mais qui est incapable de réparer quoi que ce soit.
Alors la doctoresse doit s’opposer au biologiste, Daniel Dae Kim qui s’est échappé d’Hawaï 5.0 et qui pense qu’il s’y trouve encore et qui veut jouer au capitaine Bligh de la Bounty (parce que les scénaristes doivent être fans de films de mer).
J’arrête là le développement de cette intrigue peu crédible, parce que, franchement, si les scénaristes ont vu Apollo XIII, ils savent que les trois astronautes, qui avaient cinquante fois moins de place que nos explorateurs martiens qui n’arrivent pas jusqu’à Mars ont réparé leur recycleur avec un sac à vomi et du sparadrap. Dans ce module prévu pour trois mais où ils sont quatre, eh bien, ils ne trouvent pas le sparadrap et le sac à vomi a été utilisé par Daniel Dae Kim lors du décollage qui est le meilleur moment du film, parce que ça secoue dans tous les sens et que c’est le seul moment où le film bouge un peu.
Vous l’aurez compris : passer deux heures devant ce film est une torture, non pas psychologique, mais intellectuelle. Et ce qui peut vous achever, c’est le sacrifice final, incompréhensible et illogique.
Créée
le 14 mai 2021
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