Sur fond du Japon d'après-guerre, avec sa dissolution morale et la disparation des valeurs traditionnelles, Mizoguchi est mal parti dans la vie, bègue, laid, mal dégourdi. Perdu dans ses fantasmes spirituel et esthétique, il ne sait pas saisir sa chance, n'y croit même pas, et finit par repousser son soutien, le bonze du temple. Esseulé entre une mère qu'il déteste et un ami malfaisant qui se joue de lui avec cruauté, il ne lui reste que la purification par le feu. Il échoue dans sa propre destruction, finissant en criminel monstrueux, ce qui peut rappeler le sort de nos chevaliers de religion modernes.