Vaste foutoire historique et mythologique, The Mole People anticipe, à l’échelle cependant d’un long métrage – pas si long en réalité – un épisode type des aventures du Capitaine Flam : soit la projection de héros dans un univers jusqu’alors inconnu mais très facilement connaissable de façon à dénoncer les injustices et à la réparer. Les inscriptions en langues anciennes sont aussitôt vues aussitôt déchiffrées et interprétées, la civilisation vieille de 3000 ans avant notre ère parle anglais ; le récit suit les étapes stéréotypées du genre, avec son ascension dans les montagnes composée d’images d’archives mal reliées aux prises de vues réelles, ses incrustations visibles sur des décors grossièrement peints, ses monstres qui n’effraieraient pas un enfant… Le plus agaçant réside certainement dans le refus de tout sentiment d’étrangeté au profit d’une compréhension de tout, réduisant la culture (fictive) investie à un état méprisable. Une production des plus dispensables.