Auteur du séduisant « Jean-Philippe » trois ans plus tôt, c'était avec un a priori favorable que j'ai découvert « Le Premier cercle » de Laurent Tuel, qui n'a hélas rien de comparable à un autre cercle illustre : rouge, celui-ci. J'ai d'ailleurs rapidement compris que j'allais connaître un calvaire devant des dialogues à hurler, des situations risibles, des personnages bidons et des acteurs souvent en roue libre sans la moindre once de charisme. Pour être d'ailleurs honnête, j'ai déjà oublié 90% du film, si ce n'est son incapacité chronique à provoquer une quelconque tension, empathie durant 95 minutes.
Heureusement que la plastique sublime de Vahina Giocante est là pour nous occuper un peu les yeux et le règlement de comptes final plutôt bien fait, car pour le reste, Tuel se plante en beauté, signant probablement l'une des réalisations les plus lourdes et insignifiantes (les deux en même temps, fallait le faire!) de ces dernières années, à l'image d'un dénouement absolument ridicule, mais parfaitement à l'image de l'œuvre. À fuir !