"Myrtille et Apollin? ...on dirait une chanson de Boby Lapointe."
Je viens de revoir le film, tout aussi drôle et réussi que la (captation de la) pièce de théâtre (dont la page SC est pleine de fiel et opinions salaces délirantes...un avis négatif est légitime mais une bile de troll agressif est plutôt psychotique? J'en improvise donc en réponse ce texte).
Toute la pièce est formidable de bout en bout tellement elle est bien écrite et très bien interprétée. Le comique dans tout ce qu'il a de plus varié tant il mélange respect populaire et élitisme, au bon sens du mot (tirer vers le haut les autres): c'est d'un chic et intelligence constante, ça ne se prétend pas du tout irrévérencieux et veut juste faire rire.
On comprend pour une fois que l'immense succès critique et avis positifs de journaux de tous les bords rejoigne le succès populaire dans toutes les strates de parfois la "fange" qu'est la société (tant polluée par les trolls agressifs).
Normal pour une fois qu'un bijou pareil a séduit autant de monde jusqu'à être prolongé de nombreuses représentations pendant des mois dans notamment de mythiques théâtres Parisiens.
La pièce est jouée de partout par des troupes amateurs de tous les bords, religions et même pays, tous passionnés sans haine bileuse.
Dans le film, je regrette l'absence de Jean-Michel Dupuis dans le rôle du prof. Jean Michel Dupuis est aussi très drôle et juste que Charles Berling quand il imite par exemple la bouche "en cul de poule" du personnage vantard joué par Patrick Bruel (donc capable d'auto dérision). J'apprends à cette occasion que les acteurs qui ont fait le succès de pièce de théâtre ne jouent pas toujours dans les versions cinéma.
- Dans la version, cinéma, j'ai aimé l'idée des rêves éveillés...les films que se font les personnages lors d'un n-ième malentendu et quiproquo de qui est la maitresse de "la prune"...
- resteront aussi les monologues de l'hôtesse qui se lâche contre son mari qui croit être bon papa utile, surtout en fin de journée quand il vient re exciter les enfants avant qu'ils s'endorment puis il re-disparait dans son bureau...Valérie Benguigui m'y est tout aussi mémorable que Maria Pacôme dans son monologue aux sujets similaires dans la Crise de Coline Serreau (1992).