Dans la chaleur étouffante de la nuit, je me décide enfin à rédiger une critique sur « Le Privé » de Robert Altman. Cependant, à peine ai-je commencé le premier paragraphe que mon chat bondit sur le clavier de mon ordinateur et se met à miauler pour que je lui donne à manger. Comprenant qu'il ne me fichera pas la paix tant que je ne lui aurais pas servi son pâté, je décide donc de répondre positivement à ses injonctions.
Hélas pour moi, le garde-manger est vide, ce qui ne me laisse pas d'autres choix que de sortir dehors pour trouver un magasin vendant de la nourriture pour chat. Je quitte donc mon appartement et croise en face de chez moi mes voisines qui semblent s'adonner à du yoga naturaliste ou quelque chose dans le genre. Je les salue et continue mon chemin.
Après plusieurs minutes de pérégrination dans des rues désertes et mal éclairées, je trouve enfin une grande surface ouverte. J'achète alors le précieux pâté et me hâte ensuite de rentrer, voulant absolument continuer ma critique. Mais en arrivant, je tombe sur deux inspecteurs de police qui campent sur le pas de ma porte d'entrée. Dès qu'ils me voient, ils m'interpellent et se mettent à me parler d'histoires de meurtre, de disparition et de bien d'autres choses qui m'échappent totalement. Je me contente de hocher mollement la tête, espérant en terminer le plus vite possible. Hélas, les deux flics décident de m'embarquer au poste et m'enferment dans une cellule pendant 72h.
Durant ce laps de temps, je n'ai comme loisir que d'attendre sur ma couchette que le temps passe. Lorsque je suis enfin relâché, je rentre vite chez moi pour tenter de terminer (ou plutôt de commencer) cette maudite critique. Mais à peine ai-je passé le pas de ma porte qu'une bande de gangsters me bondit dessus. Tout comme les flics, ils se mettent à me causer d'histoires de meurtre, d'argent et de bien d'autres choses qui m'échappent totalement. Je me contente encore une fois de hocher simplement la tête en souriant et en attendant qu'ils déguerpissent. Je remarque alors que l'un d'eux ressemble à Arnold Schwarzenegger, mais cela doit juste être le fruit de mon imagination.
Finalement, mes agresseurs décident enfin de me laisser tranquille et de s'en aller. J'ai maintenant tout le temps qu'il faut pour rédiger ma critique. Cependant, je vais devoir remettre ça à plus tard car tous ces événements m'ont profondément fatigué. J'ai besoin d'un long sommeil...