Excepté le plaisir de voir Nathalie Baye, la prévisualisation de cette comédie que je qualifierai de banal ne m'a rien a apporté.
Oui la distribution est magnifique, mais que ce film manque de finesse.
Finalement la phrase pas de cul pas d'argent montre bien la vulgarité sans gros mots du film.
D'un coté un homme d'affaires qui a une vie aisée, une jolie jeune fille et une femme ravissante.
Sauf que le couple ne vit plus comme un couple, lui va travailler et elle dépense son argent toute la journée en s'ennuyant de sa vie.
Quel gachis pourrait-on dire ?
Et l'homme d'affaire (Un clavier sobre pour une fois) échange avec son chauffeur (le beau et fort Gérard Lanvin) sur le fait que chez lui c'est pareil il a l'impression que sa femme profite de lui .
Le message n'est pas très MeToo, avec un portrait au départ de femmes qui ont tendance à se laisser s'entretenir.
La farce continue ensuite avec donc cet ultimatum de Clavier à sa femme, pas de fric pas de cul, j'utilise exprès des termes vulgaires car c'est dans cette philosophie là.
Du même tonneau Gérard Lanvin se plaint auprès de sa compagne de travailler et de la voir écrire et de ne plus s'occuper de lui.
J'aurai aimé de la causticité dans tout ce joyeux bordel humain.
Mais rien de tout cela, une réalisation plate,
une évolution à un moment donné ou les deux femmes prennent leurs destins en main, et c'est alors que nos deux messieurs se rendent comptent de ce qu'ils ont et de ce qu'ils vont perdre.
Tellement moraliste bas de plafond, que oui j'ai eu le plaisir de retrouver dans un rôle très moyen pour elle, la superbe Nathalie Baye, une actrice aussi brillante que discrète et qui vient malheureusement de nous quitter.
Pour le reste, rien à signaler, si ce n'est une idée vieille comme le monde, c'est que mieux vaut avoir de l'argent, car ça signifie juste une chose, le pouvoir.
Tout ça pour ça.