Voilà un film sur le cyclisme, ce qui n'est en soi pas banal, filmé par John Badham pratiquement comme un film d'action. Plus exactement dans sa première partie, que je trouve la plus faible personnellement, c'est un drame familial. Un père décédé prématurément. La mère et les deux fils dont l'entente est moyenne entre les trois. C'est pesant. Et Kevin Costner a beau faire ses débuts (il n'a pas encore été consacré pour son rôle d'Eliot Ness dans Les Incorruptibles, quant à Silverado, c'est un échec), avec sa grosse moustache, il paraît étonnement vieux.
Une fois en selle, Le Prix de l'exploit prend son envol. Et comme tout film sportif, on met en avant le dépassement de soi, le goût de l'effort, l'héroïsme, la rivalité entre les coureurs. Des valeurs proches de Rocky. Gage d'authenticité, Le Prix de l'exploit est écrit par un ancien coureur cycliste. On a même Eddy Merckx qui vient donner le signal de départ.
La romance entre David et Becky est mignonne même si elle m'est apparue un brin forcée (comme s'il fallait absolument le faire sortir avec une fille mais bon j'adore sa coiffure) et la BO est d'enfer : Brand New Day (Danny Hutton), Dirty Dog (ZZ Top), Gone Ridin de Chris Isaak, Bad Moon Rising (Creedence Clearwater Revival), American Flyers de Glenn Shorrock.