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Honte sur moi, je crois que je n'ai jamais vu un Orson Welles. Pas même son fameux Citizen Kane, bien que cette erreur sera bientôt réparée. Et pour couronner le tout, je n'ai jamais lu Kafka. Le combo gagnant pour découvrir ce film avec un esprit vierge.
Un homme, Joseph K., se réveille dans sa chambre avec des policiers à son chevet. Il est accusé pour des raisons obscures et va devoir s'enfoncer dans les méandres obscurs d'une justice improbable dans le cadre de son procès.
Ce film peut être décrit en un seul mot: Fascinant.
Visuellement, Welles choisi volontairement le noir et blanc, donnant un aspect mélangeant le conte noir, le film noir classique et l'expressionnisme allemand. C'est absolument magnifique, le jeu de l'ombre et de la lumière parfaitement maitrisé, et Welles s'amuse et maitrise parfaitement ses décors, tantôt majestueux, tantôt anxiogènes, où encore surréalistes. Et ce côté surréaliste, presque de science fiction, se retrouve dans l'univers totalitaire mais en même temps extrêmement absurde dépeint.
La justice dans ce monde est tout aussi absurde, abscons, et toute cette affaire devient un véritable cauchemar incompréhensible pour Joseph et par extension pour le spectateur. Cet aspect cauchemardesque étant appuyé par la mise en scène, juste parfaite. C'est oppressant, avec une sensation continuelle d'urgence et en même temps de fatalisme.
Une œuvre d'une grande maitrise, magnifique et ouverte à interprétation qui pourrait en perdre certains. Mais le voyage vaut assurément le coup.
Créée
le 23 nov. 2018
Critique lue 138 fois
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