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le 15 janv. 2011
SuivreLes entrailles du monstre
Outre sa narration, sa bande-sonore, sa symbolique, ses interprétations, explications et ses innombrables autres qualités déjà ressassées par les exégètes, le film est une perle de réalisation,...
Courageuse adaptation du Procès de Franz Kafka construite comme un cauchemar : on suit Anthony Perkins, très bon avec sa tête d'ingénu pour interpréter Josef K.) du début à la fin dans toutes les scènes au milieu du décor étrange et magnifique de la gare d'Orsay abandonnée, poursuivi par des personnages froids, patibulaires et menaçants qui le traitent avec mépris ou pitié. Comme dans un rêve, la foule est un personnage à part, sans intention, juste présente par ses regards ou ses rires (les petites filles de la fin, terrorisantes). Comme dans un rêve, il est assailli de propositions sexuelles de la part des plus belles femmes de son temps (Romy Schneider, Jeanne Moreau et Elsa Martinelli) mais sans jamais conclure. Comme dans un rêve, le décor labyrinthique et absurde de la gare d'Orsay/Palais de Justice ne fait aucun sens et emprisonne petit à petit le personnage. Le tout filmé par la caméra géniale d'Orson Welles qui sublime les plans et porte le film sur l'Adagio d'Albinoni. Très belle parabole graphique d'ouverture sur the Man and the Law.
Cela dit, la première moitié du film est nettement mieux que la deuxième qui s'essouffle un peu dans ses histoires d'Avocats (scène beaucoup trop longue) et la fin fait l'effet d'un pétard mouillé (pas lu le bouquin, peut-être que c'est pareil mais j'attendais mieux). Pas mal de réflexions philosophiques sur la culpabilité me sont probablement passées au dessus du crâne. Difficile de conclure un film aussi conceptuel.
Créée
le 30 déc. 2025
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