Une histoire de famille sur fond de polar

Revu vingt ans après la première fois.

De prime abord, on a un film policier français assez classique dont le casting rappelle Touchez pas au Grisbi de Jacques Becker, à partir d'un roman d'Auguste Le Breton (À qui l'on doit entre autres le Clan des Siciliens).

Malgré un format assez court - peut-être trop court - ce film ne se limite pas au film de gangster. En effet, c'est l'histoire familiale de deux frères (Gabin et Bozzuffi) bousculée par une femme (Annie Girardot), qui en est l'élément perturbateur.

Jean Gabin campe parfaitement un personnage froid et maître de lui-même, mais très protecteur avec son jeune frère, tel un père de substitution. Il n'hésitera pas à tout risquer pour cela.

Le casting est royal même si un meilleur développement des personnages de Paul Frankeur et surtout Lino Ventura, aurait été profitable. L'évolution de ce dernier est un peu trop brutale et accélérée. La relation des deux jeunes amants est un peu sommaire également même si on devine qu'Hélène agit par intérêt. C'est pour cela que le film est peut-être un peu trop court pour cette adaptation. On comprend que c'est l'axe fraternel qui est privilégié dans ce scénario.

Les deux seuls personnages féminins sont intéressants malgré leur rareté. Il est amusant de voir le personnage interprété par Jean Gabin, un peu misogyne sur les bords (surtout lorsqu'il veut éloigner Annie Girardot de son frère), ne pas broncher quand il se fait gifler par sa mère.

Les dialogues de Michel Audiard sont excellents et de circonstances pour ce type d'histoire. Ils ne versent pas dans le politiquement correct, ce qui est loin d’être un défaut.

Gilles Grangier parvient à créer une belle atmosphère de film noir avec une réelle tension.

J'hésitais entre 7 et 8

Créée

le 6 déc. 2024

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Le-gamoun

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