Il y a de ces films où une scène, un personnage suffit à laisser une trace et à réveiller quelquefois une cicatrice. Par exemple dans Sonate d'automne la nuit où la fille sacrifiée à la carrière de sa mère laisse fuser sa haine (Liv Ullmann et Ingrid Bergman) . Ou dans Grâce à Dieu, la scène insoutenable où la psy "invite" un abuseur et sa victime à "se" (?) pardonner. Ou pour être plus gaie, la jubilation de Tom Hanks sous l'orage dans Les évadés...
A cause de scènes où le réalisateur a su faire écho à des drames indicibles, je reverrai Le ruban blanc. Pourtant je n'apprécie pas si souvent le cinéma d'Haneke, mais en cela je reconnais le grand artiste : il repousse les limites .