C'est une claque gigantesque ce film. Je l'ai adoré, mais je n'ai absolument rien compris.
Le début est super, et filme en plan large, donnant plus d'importance à ce que disent les personnages qu'à eux mêmes, puis on se retrouve aussi avec des plans plus rapprochés, qui nous font ressentir la frustration et la peur d'Alexandre. Plus tard, quand on apprend la guerre (de ce que j'ai compris, parce que j'était plutôt distrait par moment), le film se met à devenir de plus en plus sombre, passant d'une esthétique naturelle, à une qui est presque expressionniste. Enfin, c'est un film assez affreux (en plus je l'ai regardé le jour où je suis allé voir une poétesse sur Gaza, donc tout ça m'a plombé ma journée. Mais enfin ce film est magnifique et nous fait progressivement sombrer dans la folie.
Je n'ai pas saisi si il brulait sa maison par haine du confort, qu'il qualifie d'excès et par conséquent de péché, de son point de vue, ou pour tout ce qu'il s'est passé (et que je n'ai pas compris) dans le film. Peut être est-ce parce que seule, il ne peut agir, pour faire le bien, alors il brûle ce qui le rend malade.
Finalement, c'est un film assez accusatoire, il dit notamment ça à un moment Alexandre : "Nous utilisons les microscope comme une massue".