Le Saint de Manhattan parle d’un sujet difficile, la vie des sans-abris à New York. Mais au lieu d’un simple récit réaliste, le film construit une fable où l’amitié devient une force de survie.
Matthew, jeune homme fragile rejeté d’un hôpital psychiatrique, rencontre Jerry, un vétéran sans espoir. Entre eux naît une relation de type père–fils qui redonne du sens à leur existence. Matthew prend d’abord des photos sans pellicule, enfermé dans ses visions. Grâce à Jerry qui lui offre une pellicule, il commence à capturer le réel. Il guérit la jambe de Jerry et les mains d’un autre sans abri, mais reste impuissant face à une femme qui perd son bébé, preuve que la misère ne peut pas toujours être effacée.
La police et le centre d’accueil traitent avec violence les sans abris, accentuant leur déshumanisation, et Matthew y finit assassiné pour quelques dollars. Son sacrifice n’est pourtant pas vain, il poussera Jerry à reprendre son rêve et à se remettre au travail.
Le Saint de Manhattan est un film dur et original qui parle d’exclusion et de dignité à travers une histoire d’amitié simple et touchante.