Et voilà… j’ai enfin vu Le Silence des agneaux, et je me demande comment j’ai pu faire la fine bouche pendant tout ce temps. Il faut dire que cette enquête chez les serials killers n’avait pas de quoi m’engager, car je n’apprécie pas beaucoup les films gores, mais je m’étais fait une image erronée du film. Aujourd’hui, je peux dire que je l’aime beaucoup.
Pour tout vous dire, je me suis lancé dans son visionnage à trois heures du matin, en me disant, j’arrêterais le film quand mes paupières seront trop lourdes, et je continuerais demain, sauf que j’ai tellement été happé par l’intrigue que j’ai lutté pour rester éveiller jusqu’au bout. Impossible de remettre la suite au lendemain. C’était trop bien.
Cette enquête sur les traces de ce transsexuel fou était très éloignée de l’idée que je me faisais de ce film, et pourtant, j’ai été très surpris par la finesse de l’intrigue, par sa dimension psychologique, par cette relation pénible et fascinante qui se construit entre cette jeune agent du FBI (une profiler pour ainsi dire) et le Dr Hannibal Lecter, interné pour cannibalisme, qui l’aide à percer les secrets du tueur en série psychopathe qu’elle traque.
L’ambiance du film n’est pas tout à fait oppressante, mais elle est inquiétante. L’aspect Thriller remplit sa mission, avec une tension efficace tenue jusqu’au bout de l’intrigue. Jodie Foster et Anthony Hopkins sont magnifiques. On entend souvent parler de lui comme d’un monument du cinéma, mais il ne faut pas oublier la qualité du jeu de Foster, qui est tout aussi remarquable. J’ai bien aimé aussi le reste du casting, et cette galerie de personnages qui nous donnent l’étrange impression que même les personnes saines d’esprit sont un peu folles sur les bords.
Le film n’est pas aussi violent que ce que j’avais cru au départ (et c’est tant mieux). On a davantage affaire à une tension psychologique qu’a un véritable carnaval de l’horreur (même si le genre est tout à fait à propos).
J’ai vraiment beaucoup aimé ce film et je suis pressé de voir la suite.