Le Silence des agneaux par Sophia
Hier soir, aux minuits de l'Opéra, j'ai eut la chance le voir au cinéma, même si la copie était vraiment naze pour le coup. On aurait dit une séance grindhouse... Bref, je vais parler du film et non de la séance. Premièrement ce film est un chef d'oeuvre. Pas seulement parce qu'il a apporté beaucoup au cinéma, qu'il a parfaitement réussit à réunir le film d'horreur et le triller, mais aussi parce qu'il est magnifiquement réalisé, avec des putains d'acteurs (n'ayons pas peur des mots), et qu'il est absolument cultissime. Si vous l'avez vu enfant ou adolescent et que vous n'en gardez qu'un souvenir un peu flou, revoyez le maintenant, vous serez étonné par la qualité du film, tout ce qu'il a pu apporter au cinéma, et le nombre de films qu'il a inspiré (tel Psychose en son temps). Il est d'ailleurs étonnant de voir que Le Silence des Agneaux a de nombreux points commun avec Psychose (par ce qu'il apporté au cinéma, par l'effet choc qu'il a eut à sa sortie, et par le fait que les deux sont à la fois des thrillers et en même temps des films d'horreurs).
Que dire d'autre? La mise en scène est vraiment exceptionnelle. L'atmosphère est particulièrement travaillée, oscillant entre l'horreur pure, avec les séquences où Lecter apparaît qui sont véritablement tourné comme des séquences de film d'horreur, Lecter étant le symbole du mal incarné, et la tristesse pesante qui est hyper pressante, une atmosphère glauque lorsqu'on suit Buffalo Bill qui lui représente toute la souffrance humaine, le mal être, le pathos. Clarrisse quand à elle représente à la fois l'innocence et l'héroïsme. C'est un personnage qui est symbolisé à la fois comme intouchable par le mal, et en même temps capable de ressentir de la compassion pour un psychopathe. Prêt à s'entacher pour sauver la prochaine victime. Catherine, la victime enlevée par Buffalo est elle aussi très travaillée, loin des stérotypes habituels de la victime. Intelligente, forte, et en même temps réagissant de manière très réaliste. Autre élément présent c'est le réalisme accordé aux personages qui ne sont ni tout blanc ni tout noir. Le spectateur peut ainsi éprouvé de la compassion pour Buffalo, et peut aimer Lecter, pas seulement adoré le détester, mais se retrouvé fasciné par Hannibal Le Cannibale. Dernier élément qui m'a surpris, c'est l'humour noir très présent. Comme si les personnages étaient capable de songer au ridicule de la situation ou tout simplement être capable d'apporter un avis presque extérieur et analytique à la situation où ils sont pourtant parfaitement impliqué. Résultat, on a quelque chose de plus réaliste et en même temps de plus sombre.
Malheureusement vu l'état de la copie, je ne pourrais pas vous parler de l'image ou du son, car là c'était du massacre. La pellicule avait été mal collé, sans doute mal conservée vu les tâches mauves, et le son aussi en a pâti. Du coup, j'attendrais de l'avoir vu dans de meilleurs conditions.