(version "The Final Cut")
Un mystérieux assassin tue sans raison apparente, dans une région reculée de la Namibie. Pour les habitants du coin, cela ne fait aucun doute, c’est l'œuvre d’un démon qui s’empare des âmes de ses victimes…
Au choix, on hésite entre le Xanax®, le Lexomil® ou le Valium®. Pour son second long-métrage, sous quelle substance Richard Stanley a-t-il réalisé son film ? On est en droit de se poser la question tant le film met un temps considérable à démarrer et même lorsqu’il a enfin trouvé son rythme de croisière, le film reste lourdement handicapé par un manque de cohérence narrative et un rythme terriblement lent que l’on décroche en un rien de temps.
Ajoutez à cela, une photo volontairement esthétisante mais qui oscille entre le bleu (pour les scènes nocturne) et le jaune/orangé (pour les scènes de jour). C’est d’autant plus regrettable que les paysages de la Namibie auraient pu s’en retrouver sublimés, mais il n’en sera rien (à part quelques exceptions, comme cette ville ensevelie sous le sable.
Le Souffle du démon (1992) est un thriller mêlant le néo-western, le fantastique, l’onirique et la métaphysique. L’idée aurait pu être intéressante (imaginez Hitcher (1986) en Afrique du sud), sauf que rien ne fonctionne, c’est bien trop capillotracté, soporifique et même les interprétations sont loin d’être convaincantes.
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