How can you not be romantic about baseball ?
On m'aurait sorti cette phrase dégoulinante avant Le stratège, j'aurais sans doute au minimum souri.
En bon européen, je connais au mieux les bases (HA HA HA, PUN INTENDED) des règles de ce sport, et tourne, au mieux, un regard gentiment amusé et gentiment condescendant envers la fascination grotesque des américains pour celui-ci (de la même façon que j'attends toujours de comprendre ce fanatisme européen autour du foot, notez bien).
Toujours est-il que j'ai été totalement absorbé par l'histoire de ce Moneyball.
Pourtant, autant annoncer la couleur tout de suite, y'a pas de quoi révolutionner l'histoire du cinéma.
De la réalisation transparente au schéma usé jusqu'à la corde du héros qui défend son idée envers et contre tous, avec la mise en place initiale, la transition de la situation qui s'enfonce dans les abysses du désespoir puis l'ascension finale vers la (presque) victoire totale, rien ne prédisposait ce film à me séduire.
Mais force est de constater qu'ils sont forts ces enfoirés d'américains, j'ai plongé dedans à pieds joints, emporté également il faut bien l'admettre par le sceau "inspiré d'une histoire vraie certified".
Bémol, une fois n'est pas coutume, sur le gars Pitt.
Malgré tout le bien que je pense de lui, difficile de dire qu'il livre ici une performance éblouissante.
Peut-être après tout que ce rôle de loser nécessitait de la retenue, mais j'ai pour ma part lu ça davantage comme un léger malaise. Je ne l'explique pas, c'est juste un ressenti.
Il ne faut pas venir chercher la technique du film, à mon sens.
Si vous n'êtes pas clients des chroniques d'un mec dans l'adversité, qui va remettre en cause des acquis quasi-centenaires, si les histoires humaines vous indiffèrent et si vous pensez que le scénario seul ne permet pas de tenir un film, vous feriez sans doute mieux de passer votre chemin.
Sinon, vous pourriez laisser sa chance au Stratège, film passé relativement inaperçu et pourtant relativement méritant à mon goût.
Panda approved.