10
le 14 févr. 2017
SuivreMurmures dans un corridor lointain
En lisière d’un certain cinéma espagnol puisant dans l’outrance ses figures séminales, se tient une œuvre ténue, secrète, faite de détours et de suspensions feutrées, de visages et de...
L'ombre et la lumière conversent ainsi magnifiquement, l'intime et le mystère aussi, tissés si savamment, la torpeur une fois de plus logée chez l'enfant, une petite fille placée au coeur d'une trouble dramaturgie, fouillant les ruines des amours mortes de ses parents, vive et souriante comme elle expédie sainement la tragédie politique de son pays, marqué par le fascisme depuis si longtemps déjà...Et le cinéma de Victor Erice à travers ses deux premiers longs métrages, à dix ans d'écart, 73-83, nous sert de ces merveilleuses correspondances. Coup sur coup, deux oeuvres majeures du cinéma européen, "l'esprit de la ruche" et "le Sud" font date et vous marquent à jamais.
Le Sud, plus sensible sans doute, moins frontal dans l'exploration des traumatismes politiques, plus au coeur de la famille et des cartes intimistes, mais tout aussi brillant dans son esthétique. On pense à Angelopoulos parfois..., l'observation des corps, des climats agissants, plus récemment au turc Ceylan, en héritage. Mais nous mesurons bien l'impact aujourd'hui, et la force de ce cinéma dans ses échos profonds, et son essentialité.
Nouvelle exploitation du film en salle, l'occasion rêvée de (re)découvrir ce chef d'oeuvre de simplicité, de sensivité, comment diriez vous...au juste?... de sensorialité, pour le moins cette formidable chaptalisation d'émotions simples et belles donnant aux films son sucre si particulier.
Un diptyque à sanctuariser.
Et un coup de coeur absolu pour Le Sud....
Inoubliable.
A n'en pas douter.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Journal de bord 26
Créée
le 9 janv. 2026
Critique lue 55 fois
10
le 14 févr. 2017
SuivreEn lisière d’un certain cinéma espagnol puisant dans l’outrance ses figures séminales, se tient une œuvre ténue, secrète, faite de détours et de suspensions feutrées, de visages et de...
9
le 24 mars 2026
SuivreC’est complètement au hasard, l’année dernière, à la faveur d’un défi ciné, que j’ai découvert Victor Erice, dont je n’avais jamais entendu parler. Il faut dire que le cinéma espagnol n’est pas...
9
le 12 mars 2012
SuivreLe travail d'Erice est le reflet parfait du peintre Antonio López qu'il filme dans Le songe de la lumière. Erice fait du cinéma comme Lopez peint ses toiles, en prenant son temps, minutieusement, par...
10
le 24 janv. 2017
SuivreGrandiose orfèvrerie manipulatrice de suggestion des masses, expérience des gênes du Sinistre, et la pire des prémonitions pour l’humanité. Il y a cette réplique qui trotte dans ma tête et qui semble...
7
le 1 avr. 2025
SuivreIl est un plaisir qui ne se boude pas, de voir ainsi mis à l'honneur un Japon féodal, ses samouraï et le fameux jeu de Go, c'était un rêve qu'on espérait plus voir exaucé. Tisser un scénario sous...
8
le 30 avr. 2025
SuivreChoc et vertige, sur un sujet des plus entendus, pour comprendre à la fin ce que le cinéma peut avoir de plus grand quand il ne crâne pas seulement de maîtrise. Bien réelle pourtant. Le coup...