Vu avec des classes de 6ème dans le cadre d'une sortie scolaire, Le tableau n'est pas le genre de film d'animation sur lequel je me serais penché de prime abord.
Alors, je serai assez court sur cette critique, étant donné que le visionnage a été ponctué de « Chut », de « Changez de places » et encore de « Chuuuut ».
Le tableau, c'est un film d'animation au concept assez sympathique : on suit la vie de personnages vivant dans un tableau, dans lequel plusieurs castes évoluent au sein d'une même société : les Toupins (l'aristocratie donc), les Pafinis (la bourgeoisie modeste, disons) et les croquis/gribouillis (le prolétariat donc). Les parties les plus modestes de ce tableau vont se retrouver à voyager en dehors du tableau pour découvrir, en premier lieu, le monde réel (afin de retrouver le peintre ayant créé ces fameux tableaux), mais aussi découvrir la vie à l'intérieur d'autres peintures.
Le tableau, c'est un joli film d'animation qui permet donc d'amener les jeunes à réfléchir à des sujets intéressants : le transfuge de classe, les différents rapports de force au sein d'une société, la mise en abyme, la place de l'art dans notre monde, etc.
Au-delà de ces sujets qui peuvent être de bons points de départ pour en discuter avec un jeune public, le film reste divertissant dans son ensemble en tant que simple film d'animation.
Évidemment, c'est un film qui a maintenant plus de 15 ans, et il est clair que le mode de consommation de l'animation chez les jeunes n'est plus le même. Ici, Le tableau est un film qui prend son temps, qui laisse la part belle à la poésie, et peut donc sembler plus lent (et pouvant donc peut-être plus vite ennuyer ?) le public un peu plus jeune.