Je vais commettre un attentat terroriste, et je suis l'unique antidote permettant de sauver l'humanité.
Colony ne ment pas sur le contrat qu'il pose avec les spectateurs durant la première minute du film.
Colony, c'est donc un film de zombies qui a pour projet de se passer dans une unité de lieu durant un laps de temps assez restreint, en utilisant un concept assez malin et fun, il faut le dire : la souche infectant les personnes est une souche qui permet de communiquer en utilisant un réseau de moisissure/mucus qui va envahir petit à petit l'environnement.
Commençons par le gros point positif de ce Colony : l'importance accordée aux déplacements de ces zombies, à leurs mouvements et à leur façon de se mélanger ; il y a là-dedans de super idées bien marrantes qui renouvellent le genre de ces zombies qui ne font que courir ou ramper.
Comme je l'ai déjà dit un peu plus haut, l'idée de créer une colonie de zombies ne faisant qu'un permet aussi au réalisateur de s'amuser sur les différents stades d'évolution du zonzon et donne à voir quelques scènes que l'on n'a pas l'habitude de retrouver dans le genre.
Enfin, l'antagoniste principal, en hyper-cabotinage, remplit son rôle de grand méchant de Totally Spies à la perfection et participe à l'ambiance presque vidéoludique du film.
Bon, et malgré ces quelques bons points, le film n'arrive pas à passer outre les différentes scories du genre. Le film tente, dès les 10 premières minutes, de nous créer de l'attache émotionnelle, de nous présenter ces personnages en essayant de creuser un petit peu les relations qu'ils entretiennent, leur passé, etc. Mais dans un film comme Colony, on sait pertinemment que ces personnages ne sont que de la chair à canon ; on ne peut pas s'intéresser à un personnage qui, on le sait, finira déchiqueté 10 minutes plus tard.
Colony fait donc face à quelques légers problèmes de rythme, non aidés par sa cascade de faux twists et par une fin qui s'étire, tout cela parce que le gouvernement est complètement aux abois...
Enfin, je dis gouvernement, mais c'est bien le scénario qui bégaie en permanence et qui essaie de nous faire croire que ces personnages prennent les bonnes décisions alors qu'ils sont complètement idiots (et pourquoi doit-on toujours se coltiner le personnage le plus insupportable le plus longtemps, sérieux ?).
En bref, Colony, c'est divertissant, c'est loin d'être un film de flip, mais c'est une bonne série B qui, j'ai l'impression, aimerait être un peu plus que ça, et c'est là qu'on n'est pas d'accord.