Le point de départ est une histoire tristement vraie, celle d'un Iranien opposant au régime du chah, maintes fois emprisonné, torturé, balloté de pays en pays au point d'en perdre quelque peu la raison (Merci Wikipedia !) J'ai d'abord été emportée par la magie Spielberg, par Tom Hanks dans le rôle de faux niais-humble - as de la débrouille. Puis j'ai eu comme un doute , puis un vrai malaise. Spielberg a paraît-il acheté à prix d'or les droits sur cette histoire vraie pour en faire... en faire quoi, au juste ? Le film tatonne entre le drame kafkaïen, la comédie burlesque, ensuite le conte où le merveilleux tourne à la prestidigitation ... , la magie de Spielberg retombe ici comme un soufflet bâclé. De plus le réalisateur a stéréotypé les seconds rôles, en particulier ceux des femmes. Il est déjà périlleux de faire un film rempli d'invraisemblances à partir d'un authentique enfer vécu, celui d'être enfermé dans un labyrinthe inextricable de procédures administratives à géométrie variable, imbroglios insensés qui déshumanisent des millions d'exclus de la société. Spielberg avait pourtant réussi à montrer au cinéma des drames encore plus atroces (cf. La liste de Schindler). Pour Le Terminal, il aurait fallu que le réalisateur clarifie son intention, son propos, le genre, qu'il complexifie davantage.. Est-ce que je sais, moi ? Après tout c'est lui le grand réalisateur.