La vieille Lady Carstairs possède l'étoile de Rhodésie,un diamant d'une valeur inestimable que convoitent tout un tas de voleurs.Elle doit prendre le train entre Londres et Edimbourg,ce qui incite son fils à engager le détective Sherlock Holmes pour sécuriser le voyage.Celui-ci est donc présent en compagnie de son inséparable ami le docteur Watson,et l'inspecteur Lestrade,de Scotland Yard,est aussi du voyage.Ce dispositif ne suffit cependant pas à empêcher le vol du précieux bijou,assorti du meurtre du fils Carstairs.Sherlock se met en devoir d'enquêter dans ce train en marche où tout le monde semble suspect.Ce film est le treizième des quatorze de la série Holmes avec en vedette Basil Rathbone et Nigel Bruce,le onzième des douze produits par Universal,et le dixième des onze réalisés et coproduits par Roy William Neill.Le scénario,adapté des écrits d'Arthur Conan Doyle,est signé Frank Gruber,qui rédigera dans la foulée celui de "La clef",ultime épisode de la saga Rathbone-Bruce.Il s'agit d'un suspense ferroviaire british dans la lignée du roman d'Agatha Christie "Le crime de l'Orient-Express",paru en 1934,et du film d'Hitchcock "Une femme disparait",sorti en 1938 et sur lequel,bizarrement,avait planché Neill avant que Sir Alfred ne reprenne le projet.Qui donc parmi ces respectables voyageurs a bien pu commettre ce vol et ce meurtre?Ce mathématicien peu aimable?Cette jolie jeune femme accompagnant le cercueil de sa défunte mère?Ce jovial major retraité de l'Armée des Indes et vieil ami de Watson?Un membre du personnel des chemins de fer?Ou alors carrément la propriétaire du diamant qui chercherait à escroquer l'assurance?C'est la bouteille à l'encre et ce ne sont pas les interrogatoires succincts de Holmes et Lestrade qui font avancer le schmilblick,les suspects ne révélant rien de consistant.Et pourtant Sherlock,à la manière d'un Hercule Poirot,fait travailler ses cellules grises et devine tout à partir de pas grand-chose,déduisant vite que le responsable de ces crimes est le colonel Moran,un célèbre spécialiste de ce genre de méfaits,dont hélas personne ne connait le visage.Comme d'habitude,un Holmes imprudent va se retrouver en grand danger,comme d'habitude il va dénouer la situation en anticipant brillamment les coups de l'adversaire,et plus que d'habitude Watson va multiplier les bourdes.C'est à un véritable festival que se livre ce bon docteur qui,aussi stupide que péremptoire,accumule les initiatives désastreuses et se ridiculise amplement.Basil Rathbone est impérial dans ce rôle que désormais il maîtrise à la perfection,et Nigel Bruce en comic relief fait le taf avec application.Alan Mowbray est très bon en jovial camarade du docteur,et Dennis Hoey campe efficacement un policier droit mais pas très finaud.La mignonne Renee Godfrey apporte l'indispensable touche de charme féminin,et la gueule ravagée de Skelton Knaggs rend crédible son personnage d'assassin sans scrupule.Deux acteurs récurrents de la série empilant les rôles différents sont de la partie avec Frederick Worlock,six Sherlock au compteur,et Harry Cording,qui en a tourné huit.Si le premier,en prof de maths atrabilaire,a tout loisir d'accomplir une grande performance,le second n'apparait que brièvement au début du film en charpentier fabricant de cercueils.Notes et critiques de films de Roy William Neill publiées précédemment:"La femme en vert"-6,"La clef"-6.Moyenne:6.