Sûrement pas le film du siècle mais : j’ai aimé voir se dévoiler les personnages au fil du film, et voir les rapports de force s’inverser continuellement.
Souria change d’assistante comme de robe et les traitent comme des m* contre beaucoup d’argent, mais elle est enfermée dans un palace appartenant à l’homme dont elle est l’amante et à qui appartient tout ce qui la fait vivre.
Laura « fait la boniche » car elle a besoin d’argent, mais Souria a besoin d’elle comme soutien émotionnel et pour ne pas rester seule.
Amri occupe une place privilégiée dans la vie de Sa Majesté et en sait bien plus sur lui que les autres ce qui lui confère un coup d’avance ; en parallèle, il attend de lui les visas qu’on lui a promis pour extrader sa famille de Palestine.
Chacun.e prend ce qu’il a à prendre mais toustes sont dépendants d’une même personne, Ali alias Sa Majesté, dont la présence plane au-dessus de nous tout au long du film.
Enfin, c’est aussi l’histoire de deux femmes que tout oppose (oui j’ai osé l’expression) entre qui se construit, quasiment en silence, une relation de confiance et solidarité. La sororité, en somme.