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le 7 mars 2021
SuivreCritique de Le Vengeur par thesnake
Un bon western sur le thème du chat et de la souris avec une bonne pincée d'humour
On regarde en souriant cet opus anachronique dans la carrière de Randolph Scott, en noir et blanc et avec deux futures stars de l'écran : Angie Dickinson pour la jeune première, et James Garner pour un de ses deux acolytes.
C'est une "comédie western" (Garner gardera le goût de ce sous-genre, dont plus tard l'un est resté célèbre avec lui : Ne tirez pas sur le sherif, de Burt Kennedy en 1969).
Trois soldats démobilisés partent à la recherche des spoliateurs de terre et des voleurs d'économies de fermiers honnêtes. Mais ils sont eux-mêmes dépouillés, y compris de leurs vêtements. Rhabillés en quakers, ils vont les retrouver et les neutraliser non sans les avoir dévalisés en retour grâce à des coups de main de l'un d'entre eux, déguisé en vengeur masqué (par son foulard !).
C'est l'ex-capitaine, déjà camouflé en quaker qui se déguise ainsi en héros clandestin de western pour enfants. Il est en complètement en phase avec les attentes d'action, de fantaisie et de romance d'un enfant de 12 ans. Comme il est aussi respectueux de l'intelligence des enfants, on peut se glisser sans déplaisir dans cette posture nostalgique.
Car il arrive que des westerns de série B soient tellement simplets dans leurs péripéties et leur humour idiot, tellement irritants, qu'ils ne nous permette absolument pas cette parenthèse régressive : quelque soit notre âge, on ne les supporte pas.
Le film est daté de 1957 et bâti comme un épisode bien rempli de série télévisée.
Il étonne dans la carriere de Randolph Scott : il se situe entre deux de ses films qui seront des chefs d'oeuvre du western, dirigés par Bud Boetticher : Seven men from now - Sept Hommes à Abattre (1956) et The Tall T - L'homme de l' Arizona (1957).
La distorsion s'expliquerait ainsi : le film aurait été en tourné deux ans plus tôt, non pas en 1957, mais en 1955. C'était le solde de tout compte de l'acteur avec la Warner, son ancien employeur des annees 40, remplacé depuis par la Columbia. Un réalisateur expérimenté de télévision, Richard L. Bare, emballa l'affaire au moindre coùt.
(Notule de 2020 publiée en aout 2025)
Créée
le 10 août 2025
Critique lue 31 fois
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