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Quinzaine des Cinéastes, salle comble. Des éclats de rire étonnés fusent à chaque seconde de ce nouveau délire « très perché » signé Dupieux (c’est un pléonasme). On s’esclaffe devant un accouchement-minute (ça fait rêver), un pigeon buggé, et globalement devant les gueules de blobfishes pas frais de tout le casting. Pour créer ces tronches dignes d’un premier jeu Sim’s, il a fallu recréer l'image des acteurs réels (Alain Chabat et Jonathan Cohen principalement) en version numérique volontairement datée, ce qui est un sacré labeur (surtout quand on n’a pas des équipes et un budget à la Marvel Studios). La laideur parfaite du résultat appelle donc au respect (on ne pensait pas dire ça un jour). Les personnages questionnent ici leur réalité et le fait que "d'autres eux, plus aboutis" existent, comme un épisode de La Quatrième Dimension. Si vous avez grandi dans les années "jeux vidéos 3D moches" (on s'y compte) le film n'est même pas si atroce à regarder (l’œil s’y habitue). Tous les bugs du système sont bien là, rappelant tendrement les anciens GTA truffés d’approximations graphiques, soulignés par les réflexions décalées du duo Chabat-Cohen. N’allez pas chercher plus loin, Le Vertige n’est qu’une petite parenthèse rigolade de 1h07, au scénario léger, mais promet un délire visuel et quelques bonnes vannes du duo Chabat et Cohen en version cubique 3D, qui rend même un peu nostalgique de nos vieux jeux moches… Non ?
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Créée
le 3 juin 2026
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