Doté de l’oreille absolue mais souffrant d’hyperacousie, Niki accompagne, dans les résidences luxueuses de New York, son vieil oncle d’adoption, accordeur de piano. Quand il découvre que son ouïe d’exception lui permet aussi d’ouvrir des coffres-forts, ses ambitions changent de gamme.
De battre mon cœur s’est arrêté en contemplant cette bande-annonce, tant les références à l’œuvre en chef de Jacques Audiard sont nombreuses : le jeunot qui se cherche, tiraillé entre les touches blanches du clavier et le noir des mauvais coups dans lequel il s’enfonce. Redevable à une figure paternelle prise à la gorge, il s’éprend aussi d’une musicienne d’origine asiatique.
Le réalisateur canadien refuse cependant le remake et parvient, dans une mise en scène plutôt inspirée, à s’éloigner de la route balisée. Niki n’est de loin pas un héros Marvel, malgré son super-pouvoir. Les sons trop agressifs sont pourtant sa kryptonite. Il suffit aux vilains bras cassés à l’accent étranger d’une corne de brume pour le mettre à genoux.
Son mentor, Dustin Hoffman, s’illustre dans un rôle de conseiller espiègle avant de disparaître trop vite, n’apparaissant le plus souvent qu’en figurine articulée sur le tableau de bord de la camionnette. Dommage que le scénario se délite en toute fin pour que la catastrophe annoncée puisse retomber sur ses pieds. Surgit alors un Jean Reno vieillissant, dans un rôle de composition bien mal écrit.
(6.5/10)
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