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Ingmar Bergman s’est introduit dans le monde du cinéma aux guides du chariot de Thespis. C’est-à-dire avec sa troupe d’acteurs et une approche théâtrale de la mise en scène. Ses films en sont toujours imprégnés et à chaque fois les sujets abordés prennent une dimension intéressante. Le visage met sur la sellette l’illusionnisme; Amusant pour le public, menaçant pour les scientifiques, difficile pour ceux qui doivent gagner leur vie à trimballer leur attirail de ville en ville avec le sentiment de leurrer les gens en retour de leur adulation. Par le biais d’une requête venant de sa majesté le roi désirant recevoir le Théâtre Magnétique, l’auteur ne fait pas que mettre fin à la mise sous arrêt temporaire de la troupe du docteur Vogler par les autorités, il lance le message au public que le besoin d’être mystifier est nécessaire si l’on veut donner du goût à l’existence. En trame secondaire, l’excitation débordante de la femme du consul et des servantes pour les membres de la troupe prouve qu’une libido insatisfaite peut devenir volcanique! Les comédiens à bord du chariot à ce moment-là: Von Sydow, Thulin et Björnstrand prouvent une fois de plus leur immense talent et l’importance de la direction d’acteurs dans l’achèvement d’une œuvre.. Au niveau de la mise en scène, le réalisateur atteint la perfection avec la séquence du médecin terrifié par les trucages du prestidigitateur alors qu’il croit procéder à son autopsie. Du bonbon.
Créée
le 10 oct. 2023
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