En 2555 dans un futur dévasté, l’apocalypse menace la Terre. Seul un homme capable de voyager dans le temps peut arriver à changer le cours des évènements. Mais pour cela, il doit revenir dans le passé tout en évitant la Brigade Temporelle qui veut l’en empêcher…
Premier long-métrage pour François Descraques qui adapte ici sa propre web-série éponyme (4 saisons de 57 épisodes) après que cette dernière ait rencontré un franc succès (elle cumule plus de 40 millions de vues) avant de connaître une multitude de produits dérivés (bande-dessinée, roman, manga, ainsi qu’un jeu de société). La suite logique des choses aurait été une 5ème saison, finalement c’est une version longue que les fans de la première heure auront droit.
Seuls les fans de la première heure sont concernés ? Oui, très clairement. L’univers YouTube, son style, son écriture, son humour et… ses youtubers. Difficile d’adhérer au projet si l’on n’a pas découvert la série à ses débuts en 2009. Les caméos y sont nombreux et risquent fort de ne pas vous dire grand-chose si vous n’êtes pas familier de la sphère YouTube (ce qui est mon cas).
Un film de potes, réalisé entre potes, un fan-service qu’ils se devaient d’ouvrir au plus grand nombre (sans quoi aucune production n’aurait souhaité mettre kopeck là-dedans, car on le sait bien, les films de youtubers au cinéma, ça ne marche pas, pour exemple : Les Dissociés - 2015 ou encore Le Manoir - 2017). Résultat, Arnaud Ducret passe au premier plan (censé être une valeur sûre pour attirer du public en salles) et nous voilà parti pour plus de 90min de voyage spatiotemporel, mêlés à bon nombre de clins d’œil à la série originelle et des running gag qui ne semblent faire rire que ceux qui les ont écrits. C’est rébarbatif et le jeu d’acteur est clairement du niveau de la web-série (ce qui est supportable sur une durée de 15min (soit la durée d’un épisode) n’est pas nécessairement le cas sur une version longue, surtout lorsque cette dernière s’en retrouve étirée au point de ne pas avoir grand-chose à raconter, en clair, on s’ennuie ferme).
Néanmoins, il faut bien reconnaître que rares sont les films Sci-Fi français à sortir en salles, félicitons les producteurs d’avoir investis là-dedans, en espérant qu’ils rentrent tous dans leurs frais et que cela incite d’autres productions à voir le jour (pour des projets plus palpitants).
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