Comme les 3/4 j'imagine, au moins, de notre bien beau et caractériel pays j'aime Bébel tout comme j'aime Ventura, Fernandel, De Funès, Bourvil et Gabin. Sans ces stars d'un autre temps la France serait aujourd'hui moins belle et probablement plus caractérielle, au sens de colérique. Donc je me dois de voir tous les Bébels, en tout cas au moins ceux qu'il têtedaffichise.
Ce Louis Malle (tiens tiens ça commence plutôt pas mal déjà) qui semble s'être fait très discret (le film, pas Louis Malle) était en tout cas passé sous mon radar à gouaille, mais je vais être honnête, je préfère un peu le Bébel de la maturité, de Peur sur la ville à L'inconnu dans la maison. Maisles immenses classqiues jalonnant sa carrière me donnent évidemmtn tord (Un singe en hiver en tête) donc let's go pour ce Voleur, enfin. Et ben ! Une sacrée bonne surprise ce flim. Plutôt sombre mais bien rythmé, avec un casting de malade mental, en particulier féminin (Marlène Jobert, Françoise Fabian, Bernadette Lafond, Geneviève Bujold et d'autres magnifiques actrices donnent le vertige non seulement au spectateur mais aussi à notre Jean-Paul, alias George ici. Bébel est excellent bien entendu, mais surtout pas bavard, ce qui donne de la dimension à son personnage. Réalisé classiquement mais impecablement par Louis Malle, avec costumes et décors soignés, à la photo naturaliste de bon goût.