Le film suit un père et sa fille ado vivant en pleine nature dans une forêt de l'Oregon sans autorisation. Leur vie est spartiate mais tranquille et en harmonie avec la nature. Après que leur campement ait été repéré par des rangers, ils sont obligés de retourner en ville. Pour échapper à la séparation, le père accepte d'être provisoirement logé avec sa fille dans une maison et de travailler. Sa fille Tom découvre et commence à apprécier ce nouveau monde. Mais ils finissent par repartir avant l'inscription de Tom à l'école et fuient vers le nord. Ils s'installent dans un refuge en forêt. Le père laisse sa fille seule pour aller en ville faire des achats, mais le soir venu, il ne revient pas. Le lendemain matin, Tom part à sa recherche et le retrouve inconscient dans la forêt...


Le film est lent, peu bavard. On ne saura jamais clairement ce qui a poussé et pousse ce père à vivre en forêt loin de la société. On devine qu'il souffre d'un TSPT suite à la guerre en Irak, mais rien n'est dit explicitement. On ne sait pas non plus où est la maman.

De toute façon, on sent rapidement que ce n'est pas le sujet du film. Ce qui intéresse la réalisatrice, ce sont les laissés-pour-compte, les marginaux que le père et sa fille vont rencontrer sur leur chemin et l'évolution de la relation père/fille. Après des années de relation exclusive avec son père, la gamine va découvrir les autres et changer inexorablement à leur contact. Pas difficile de deviner la suite et comment tout ça va finir.

Même si l'histoire et l'évolution de la relation entre le père et sa fille est prévisible, ça reste passionnant grâce aux deux magnifiques acteurs. Ben Foster et la lumineuse Thomasin McKenzie forment un couple touchant.

Globalement, c'est un film plutôt déprimant, même s'il y a de jolies rencontres qui apportent un peu de légèreté. J'ai trouvé ça un peu trop pesant par moments, toute cette noirceur. La forêt est belle, mais dès qu'on s'en éloigne, tout est laid. La beauté ne réapparaît que dans la communauté des mobil-homes en forêt qui est clairement montrée comme un paradis.

Ce film me rappelle étrangement Faro, un film suédois de 2013 dont l'histoire est à peu près la même.

Créée

le 10 août 2026

Critique lue 4 fois

Maîrrresse

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