Le gendre d'un contrôleur des contributions crée une structure d'optimisation fiscale, comme on ne disait sans doute pas à l'époque, baptisée "Ecole des contribuables".
Le titre du film annonce tout un programme : la contestation de l'impôt, sujet populaire entre tous, surtout dans les années 30, associée ici à un esprit de défiance à l'endroit de la Troisième République généralement jugée dispendieuse et corrompue. La comédie s'ouvre sur une scène élémentaire mais amusante d'un Pierre Larquey venu demander des éclaircissements à son percepteur en vacances.
Le vaudeville très simple, c'est-à-dire sans nuances ni circonlocutions, qui se met en place par la suite oppose, comme il se doit, des Français volontiers fraudeurs à des fonctionnaires des impôts suspicieux et vicieux qui semblent faire une affaire personnelle de proposer des redressements fiscaux.
On est dans la caricature mais c'est joué avec un tel entrain et une telle spontanéité, notamment dans les rosseries contre les fonctionnaires -curieusement réhabilités dans un dernier mot- ou contre un ministre des Finances opportuniste, que ça en devient plaisant. On ne parlait pas encore de poujadisme à l'époque, mais le coeur y est.