Au micro de ce slam (slash) bien nul, on retrouve Little Green Bastard, le leprechaun qui aime la fumette...et c'est tout. Il faut dire que dans les dix minutes radines où il apparaît à l'écran, le petit monstre ne fait pas grand chose à part tirer sur le joint. Et c'est redondant, et pas forcément très drôle dès la première fois (le gag vieillit mal). On va donc dans les ghettos de Los Angeles, pour suivre Ice T (moins affligeant que prévu) qui rêve de monter son groupe de rap avec ses deux potes (sympathiques), mais se confronte à la dureté de ce milieu déjà très fourni en gars à la casquette retournée et short baggy. Heureusement, ils trouvent une flûte en or magique qui hypnotise tous les publics pour se mettre en avant au moindre concert (alors ça, ça tombe bien), s'attirant les foudres à la fois des bandits qui avaient chippé la flûte avant eux, et surtout du véritable propriétaire de 1m de haut... Propriétaire, comme on l'a dit, qu'on voit excessivement peu, au profit de scènes de rap en continu, d'un manque cruel d'humour et de tueries déjantées (on a droit à des coups de feu, ce n'est pas l'esprit Leprechaun). Seules les dix dernières minutes se réveillent, nous proposant un binôme de gars musclés mal déguisés en femmes (ce qui fonctionne toujours) et une petite utilisation du faux-sang (enfin !) pour l'unique scène "hors tous-publics" de ce cinquième opus. On aime bien le style 90's du film (fait à base de clichés sur les rappeurs américains, évidemment), la bande de trois potes, mais cela ne suffit clairement pas à faire de ce film un bon moment, étant bien trop radin en gags et en leprechaun (à part la scène avec la maman aveugle, et le final "fumette", Warwick Davies est quasiment absent de cet opus). Une déception, même si l'on s'est surpris à trouver cool Ice T pour ses raps plutôt agréables (comparés à la soupe autotunée actuelle) et pour son dress code féminin débilisant (et assumé : donc fun) de la fin. Pas cataclysmique, juste un bad move, bro.