Quand Disney joue à Game of Bones
Faut-il vraiment refaire un dessin animé culte en version live ? Apparemment oui, surtout quand les producteurs ont flairé le potentiel bancaire d’une armée de chiens tachetés. L’histoire, on la connaît : des toutous, un enlèvement, une folle furieuse qui rêve de manteaux en dalmatien. Mais entre les poils et les croquettes, on se demande : à quoi bon ? C’est du Disney, c’est propret, mais c’est aussi aussi surprenant qu’un épisode de Dora l’Exploratrice.
Cruella, la boss finale
Glenn Close, la MVP de ce film, porte le costume de Cruella avec une classe démoniaque. Elle mange l’écran, les scènes et probablement les chiens si on la laissait faire. Son interprétation est si jouissive qu’on finit presque par espérer qu’elle gagne, histoire de pimenter cette soupe fade. Face à elle, les "gentils" font pâle figure, limite spectateurs de leur propre histoire.
Les toutous, les vrais stars
Il faut le dire : dresser 101 chiens pour un film, c’est un exploit digne de Mission Impossible. Malheureusement, les chiens, censés être les héros, sont relégués au rang de figurants. On voulait voir du chaos canin, on se retrouve avec des cabots trop bien éduqués pour être vrais. C’est La Belle et le Clochard, mais sans les boulettes de viande.
Une trame aussi plate qu’une gamelle vide
L’histoire ? Un copier-coller du dessin animé, sans le charme de l’original. On suit une intrigue cousue de fil blanc, avec des twists aussi prévisibles qu’un épisode de Columbo. Tout est calibré pour plaire aux enfants, mais les adultes risquent de trouver le temps long. La réalisation est molle, et le film manque cruellement d’une vraie âme.
Disney, le patron des distributeurs automatiques de cash
Soyons honnêtes : ce film existe pour une seule raison, et ce n’est pas l’amour des dalmatiens. Disney a compris que tout ce qu’ils touchent se transforme en or, et Les 101 Dalmatiens n’échappe pas à la règle. Entre les jouets, les peluches et les sorties en VHS, ce film a été une machine à fric bien huilée, rien de plus.
Conclusion : Une fourrure sans éclat
Les 101 Dalmatiens, version live, est un divertissement sans âme qui se repose sur la nostalgie et le génie de Glenn Close. Les enfants y trouveront peut-être leur compte, mais les adultes resteront sur leur faim. Un film dispensable, sauf si vous êtes fan des chiens ou du capitalisme en manteau tacheté.
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