Depuis longtemps je n'était plus fan de Tarantino. Depuis très longtemps même, car depuis Pulp Fiction, le réalisateur avait un mal fou, à mes yeux, a (re)trouver la dimension de son immense talent.
Et du talent ce réalisateur en a énormément, c'est indéniable.
Et depuis Pulp Fiction j'allais, en allant voir ces films de "Mouais c'était cool pour un Tarantino" à "Putain il s'est encore bien foutu de notre gueule"
En fait je dois même l'avouer j'avais commencer à le detester.
Django avait commencer a raviver mon intérêt pour son cinéma, même si j'avais trouver la fin sanglante d'une redite absolue, et d'une absolue nullité.


Les 8 salopards, je n'avais que peu envie de le voir, même pas du tout.
Mon intérêt pour le film a commencer à s'éveiller en voyant que le réalisateur avait fait en sorte que le film soit projeté en 70 mm dans quelques salles pour immerger le spectateur dans une sorte de nostalgie cinématographique que le film se veut véhiculer.


Nostalgie, c'est exactement ce que j'ai ressenti à la vision du film. Comme lorsque qu'on regarde un veil album de famille et que l'on se souvient du bon temps.
C'est cela que Tarantino nous sert, en bon gros salopard, utilisant toute sa maitrise de la mise en scène de l'écriture, des dialogues, de l'image.
Et pour une fois il le fait avec humilité, comme si le maitre s'effacer derrière un maitre encore plus exigent, le 70 mm.
J'ai pris un vrai plaisir de gosse à regarder ce film. Un vrai plaisir à me souvenir ce que c'était le cinéma avant.


C'est un film rigoureux, affuté, le superflu n'y a pas sa place. On parle de temps mort ou de longueurs, moi je ne trouve pas. Au contraire je trouve que la narration sait parfaitement accélérer quand il le faut


( empoisonnement au café)


. Tarantino joue avec le spectateur, avec un scénario hautement jouissif, où chaque personnage renferme sa part de mystère. Il y a un côté théâtre de boulevard que j'aime beaucoup dans ce huis clos.


Un pur bonheur de bout en bout.

monvoisintotoro
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le 26 juin 2016

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monvoisintotoro

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