"The spiders : the golden lake" Die Spinnen : Der golden See – 1919 est un exercice du jeune homme Lang d'après son propre roman – premier volet qui devait en compter quatre.
Un quart de siècle après son invention – brevet des frères Lumière : 1895 – ce métrage illustre-t-il l'immaturité du médium ou bien l'immaturité du cinéaste Lang ? Car voilà un spectacle relevant du champ de la distraction populaire feuilletonesque, pour les caractères et le récit, et du spectacle de foire pour le procédé technique perfectible. Force est de constater que le spectateur du XXIe siècle s'ennuie devant ce document d'archive sautillant et charbonneux où la superficialité du sujet le dispute à lourdeur tâtonnante des moyens narratifs, très perceptible, témoignage d'un Lang faisant des gammes plutôt dissonantes en se cherchant.
Nota : et puisqu'il est question parallèlement de Cabinet du DrCaligari, Wiene fait bien mieux que Lang, au même moment, en matière d'invention d'une grammaire