Je voulais commencer cette critique par une sorte de résumé préventif, du genre « putain, mais quelle daube ! » avec un ou deux points d’exclamation (je n’étais pas décidé). Puis, je me suis ravisé et j’ai entrepris de faire comme le film, à savoir de meubler à fond les ballons !
Par exemple avec toutes les personnalités qui ont contribué de près ou de loin mais surtout de près à l’avènement de ce film, produit par Martin Scorsese, réalisé par Stephen Frears et avec une belle distribution en prime : John Cusack, Angelica Huston, J.T. Walsh (un second couteau excellent), Stephen Tobolowsky (un autre !) et bien sûr et surtout Annette Bening !
Et là, je crois qu’on peut meubler aisément encore un bon bout de temps, à l’instar de ce film qui dure moins de deux plombes mais qui semble en durer une trentaine (au bas mot, environ, en temps ressenti… même en avance rapide, impossible d’atteindre la fin !).
Annette a en effet un prénom très rigolo, elle a connu un succès tardif, c’est pour ça que déjà à cette époque, elle est une milf ! une milf sexy à croquer en effet, fort bien entretenue et gracieuse et mignonne… bref, une milf ! ou son prototype ou bien son archétype à tout le moins. Rien que ça, excusez du peu, en effet.
Mais je me rends compte que j’ai bien meublé, déjà, et qu’il n’y a plus de place… de la place pour parler de cette espèce de bouse à deux de tension, cette bousasse, cette merdasse… non, cette merdasserie qui se traîne le cul comme un rat paumé et mort depuis trois semaines (environ). Une chienlit gênante de vide et de maladresses (au pluriel)… qui a écrit un scénar de paumard aussi pourri, franchement ? c’en est aussi navrant que lamentable : une arnaque !