Louis Daquin, cinéaste communiste, est allé tourner cette adaptation de La rabouilleuse de Balzac (la meilleure) dans les studios d'Allemagne de l'est, sans que cela nuise à sa qualité.
Grande fidélité à l'écrivain dans un scénario implacable qui ne progresse qu'à coup de basses manoeuvres et de comportements cyniques, avec pour visées uniques : le pouvoir et l'argent. Décors et costumes sont impeccables dans une mise en scène qui laisse une grande place aux contrastes. Tout juste peut-on reprocher au film une accélération du rythme dans sa dernière partie, au prix de nombreuses ellipses, comme s'il était impératif de ne pas dépasser une durée de deux heures. Des contraintes commerciales qui donnent un tout petit goût d'inachevé à cette oeuvre d'excellente tenue, dans laquelle le quasi oublié Jean-Claude Pascal démontre toute sa palette de jeu.