Il serait peu dire que j'ai adoré la fougue et l'irrévérence des Les Bad Guys, et que celles-ci ont marqué un tournant dans l'histoire du studio. En plus d'être l'un des meilleurs Dreamworks depuis Shrek, le film a participé au renouveau artistique du studio (qui, dès sa scène d'ouverture, revendique une nouvelle dynamique plus proche de l'animation française grâce au talent de Pierre Perifel). En effet, malgré que certains rejettent le film car n'ayant pas eu le succès retentissant à sa sortie d'un Chat Potté 2 : La dernière quête, bénéficiant avant tout d'un excellent bouche à oreille (c'est sûr qu'après une décennie de flou artistique et créatif, c'était compliqué d'attirer foule à la sortie du film, la différence de popularité entre Les Bad Guys et Chat Potté 2 : La dernière quête montrant moins une différence de qualité entre les deux films que l'intérêt à géométrie variable de certains qui attendent le buzz pour s'intéresser au cinéma), Les Bad Guys a été le point de départ d'une dynamique amenant parmi les meilleurs (et les plus retentissant) films Dreamworks depuis très longtemps. Avec Le Chat Potté 2 : La dernière quête (lui aussi beaucoup aidé par le bouche à oreille, mais aussi par le succès des Bad Guys précédemment) ou encore Le Robot Sauvage, on a pu voir se dessiner un nouvel arc qui, après le succès mitigé (de Baby Boss, des injustement boudés Croods et Croods 2, et des très controversés Trolls et Trolls 2 WorldTour), Dreamworks avait enfin renoué avec le succès et regagné la confiance du public, grâce à un retour aux sources et une envi de renouveau qui est devenu le thème principal des films qui suivront. Non pas sans un certain regard méta beaucoup plus critique, le studio a pu redéclarer son amour de la littérature oral, mais aussi défendre sa place dans le système hollywoodien à travers une critique des productions actuels et de leurs dérives. Si cet arc pouvait avoir de très bon côtés, comme expérimenter avec la licence Troll avec Trolls 3 ou même dépoussiérer la saga Kung Fu Panda avec Kung fu panda 4, il a pu avoir ses travers avec l'échec Ruby l'ados Kraken, ou encore avec Dog man qui, malgré qu'il soit sympathique, montre surtout les limites d'un arc qui arrive doucement à son terme. Au bout de 8 films (le cas Orion and the dark étant complexe car étant une commande pour Netflix avant d'être un long métrage Dreamworks) présentant le même propos sur le besoin de Dreamworks de retourner à ses racines pour mieux évoluer... il serait temps d'évoluer. On est toujours frileux à l'idée de voir une suite à un film que l'on a beaucoup apprécié, et surtout pour un film aussi important que Les Bad Guys. S'il y a un grand plaisir que de retrouver un univers familier et des personnages attachants, il y a aussi et surtout une crainte que cela soit au service d'une démarche d'exploitation qui détériorerait ce qui a été instauré auparavant. Tout pouvait s'écrouler avec un mauvais propos ou un refus d'évolution. Est ce que Les Bad Guys 2 est enfin le premier film qui va faire avancer ce nouveau chapitre Dreamworks ? OUI, ENFIN, et il y a beaucoup de choses à dire. Là où je pensais que le premier film avait placé la barre très haute, ce second volet fait encore mieux.
On pouvait craindre un film qui n'aille pas assez loin, qui se cantonne là où le premier film avait déjà réussit, et si c'est partiellement vrai (on aura le temps d'y revenir), le film démontre très vite une volonté d'aller plus loin que là où le premier film nous a emmené. D'une part, au niveau de la réalisation, on va de plus en plus tendre vers la deux dimensions, et l'inspiration française va s'affirmer encore d'avantage. Là où l'animation américaine tend traditionnellement à mettre en avant des espaces vastes, impressionner avec de grands décors et beaucoup de détails, ici on cherche à considérer l'image comme un dessin, kit à mettre en avant la 2D à travers un mélange des styles. Cela prend forme notamment dans des phases épousant le style du manga lorsque les Bad Guys vont être en action et que soit celle-ci est trop intense pour être mise en image par la 3D (reprenant alors les speedlines des shonen d'action), soit l'émotion vécu par les Bad Guys est trop forte pour avoir une expression faciale en trois dimensions. D'autre part, dès sa séquence d'ouverture, le film cherche à aller beaucoup plus loin que son prédécesseur en ne définissant plus la chute des Bad Guys au simple fait qu'ils fassent de mauvaises actions, mais à un problème beaucoup plus large et complexe. Cette idée est littéralement illustré dans la descente continuelle qu'entament les personnages depuis leur casse d'ouverture, et qui se prolonge même lorsqu'ils se sont rangés pour bonne conduite et qu'ils tentent de trouver un travail (rappelant la chute et le mouvement descendant de Potté dans la séquence d'ouverture de Le Chat Potté 2 : La dernière quête où Potté dégringole et est mis en scène dans un mouvement descendant jusqu'à ce qu'il arrive à fuir face au Loup). Après avoir fait des choix dans le premier film, les Bad Guys sont confrontés aux conséquences et à leurs responsabilités. S'il est facile de changer, il est beaucoup plus difficile de devenir une nouvelle personne, de trouver sa place dans une société que l'on a combattu toute sa vie, mais qu'on est amené à rejoindre pour ne pas disparaitre. Il vient ainsi un paradoxe entre l'identité des Bad Guys, marginaux trouvant leurs forces grâce aux réactions d'autrui, et celle de la société où ces derniers souhaitent intégrer. Tout réside dans un problème d'image qui condamne les Bad Guys à ne jamais être réellement comme tout le monde... car ils ne sont pas réellement comme tout le monde. Comment faire comme tout le monde, lorsqu'on n'est pas comme tout le monde ? Tout le propos du film réside dans cette problématique que Serpent et la Toile vont rappeler au commissariat de l'agent de police (dans des dialogues qui peuvent paraitre lourd à première vu, mais qui restent plutôt léger face à certaines scènes du premier film).
Pour arriver à répondre à cette question, plusieurs possibilités s'ouvrent aux Bad Guys, mais qu'une seule n'est bonne pour tout le monde. On peut fermer les yeux et serrer les dents, comme Diane qui s'est complètement fait aspirer par le système au point d'en être devenu la tête pensante. Pourtant Loup et les autres ont trop de mal à y arriver, alors qu'ils se sont mis à dos toute la société par leurs actes. Diane a réussit, mais au prix d'une liberté qui va devenir l'enjeu principal du film. Même si elle a réussi à devenir gouverneure, elle reste une voleuse qui a eu la chance de ne pas s'être faite attrapée et qui a préféré sacrifier ses libertés au lieu de faire face aux conséquences de ses actes. Elle a trichée et, faute de pouvoir se racheter, elle est condamnée à se conformer à une société qui la ferra tomber un jour ou l'autre. Elle pourrait aider Loup et les autres à trouver un travail, mais sa condition de représentante de la ville ne lui permet pas et la contraint à ne jamais pouvoir être elle-même. Tout peut être résumé dans la relation qu'elle entretient avec Loup, que Diane et Loup souhaiteraient mutuellement approfondir, mais qui est freiné par la place que chacun en société. Afin de se faire accepter et de s'épanouir en société, les Bad Guys trouvent en l'agent de la police la possibilité d'exploiter leurs connaissances et leurs points forts dans la traque de criminels, et ainsi s'intégrer en "trichant". S'ils ont payé leurs cautions, et même si c'est pour des raisons nobles, ils acceptent de réemployer une façon de vivre qu'ils s'étaient promis de combattre. Ce but noble est d'arrêter des criminels qui, de leur côté, vont tester les limites des Bad Guys jusqu'à leur retranchement. Les Bad Girls sont le pur produit des Bad Guys, et il n'y a que de vrais Bad Guys qui peuvent arrêter les Bad Girls. A travers elles, le film porte un propos sur les oubliés de la société, les mis de côtés qui cherchent à créer, comme les Bad Guys auparavant, mais avec une forme de nécessité qui dépasse le pure plaisir de voler aux riches. Elles n'ont rien à perdre et sont animés avant tout d'une envi de reconnaissance et d'égalité face à une société qui les rejettent. Tout le long du film, il y a un questionnement sur le mot "Or", décrit comme surprenant pour évoquer quelque chose de valeur, et à travers une interprétation possible, on peut y voir les nouvelles problématiques soulevés dans ce second film. Pourquoi court-on après l'or ? Pourquoi le mot "or" définirait mieux ce qui a de la valeur ? Qui sont ceux qui dictent ce qui a de la valeur dans la société, et ce qui n'en a pas ? Alors que les Bad Guys tentent de rentrer dans cette société en relativisant les défauts, et malgré que celle-ci ait préalablement décidé que les Bad Guys n'avaient pas assez de valeur pour en faire parti, les Bad Girls vont les pousser à prendre position pour pleinement assumer qui ils sont au fond d'eux. Cette idée est littéralement illustré dans une scène de piège avec un ordinateur et une télécommande grandement inspiré des logiques à la Saw où les Bad Guys, malgré l'union de tous leurs talents, sont mit dos au mur face au fait accomplit. Il y a une forme de démonstration de force, du côté des Bad Girls, qui rappelle le film The Dark Knight où l'importance n'est pas tant le butin, mais la mise en lumière des failles de la société à garder leurs richesses. Pourtant, il suffit d'une mauvaise influence et de la manipulation pour changer la nature d'une action et, pour reprendre les propos d'Alfred dans The Dark Knight, alors que certains veulent mettre en avant la beauté du geste en refusant de se plier à la logique de l'argent, d'autres rêvent de voir le monde brûler.
On peut voir ainsi un film aux propos et aux thématiques extrêmement complexes qui auraient très vite pu tomber dans quelque chose d'indigeste si le film n'avait pas une sensibilité profonde pour ses personnages. Le film voulant mettre en avant les marginaux et les rejeté du système, on va d'avantage s'attarder sur les personnages secondaires qui ont pu être traités en coup de vent dans le premier film. Alors que Loup et Serpent pouvaient prendre une très grande place dans le récit du premier film, ici ce sont Piranha, Requin, La Toile et l'agent de police qui vont être les éléments moteurs du récit. Chacun a son moment où il peut pleinement mettre en avant son talent et son potentiel au service du groupe, provoquant par moment, notamment avec Requin, parmi les scènes les plus drôles et loufoques qu'il m'ait été donné de voir dans un film Dreamworks depuis très longtemps. Les nouveaux personnages ne sont pas en reste et ont eux aussi leurs moments d'éclats. Si l'on peut peu regretter une sous-exploitation de la phacochère des Bad Girls, qui peut très vite tomber dans des clichés qu'on aimerait voir davantage modernisé, on est très vite subjugué et impressionné par les capacités de la cheffe des Bad Girls à nous glacer le sang. Elle est plus que convaincante, que ce soit par la tendresse de son histoire ou par sa capacité à intimider en un plan fixe redoutable, où l'accent est mit sur le jeu et l'animation du visage. On sent tout une volonté d'expérimenter et de faire évoluer les personnages, que ce soit moralement, mais aussi physiquement. Il y a bien sûr Serpent, dont la transformation physique est lié au fait qu'il a été totalement aspiré par la société (que ce soit dans le bon et dans le mauvais côté), ou encore un autre personnage dont la transformation physique donne beaucoup d'information sur la radicalisation de sa pensée. Le film développe et affine son univers avec beaucoup de soins et un talent remarquable à travers des confrontations, parfois très brutales, qui servent à démontrer une nécessité d'évolution. Alors que le premier film revendiquait un retour au source avec des camps nettement définit, le second film joue avec les lignes afin de remettre en question la démarche derrière la création de ces camps. Oui les Bad Guys pourraient être gentil, mais gentil pour qui ? Est ce qu'être gentil, pour une société qui nous rejette, ne nous condamnerait pas à nous laisser les autres nous faire disparaitre (on y reviendra plus tard en spoil) ? Il n'est pas étonnant de voir le rapport de force entre les personnages s'inverser, que les personnages les plus puissants dans le premier film (comme Diane) se retrouvent dépassés, car ce second film ne fonctionne pas avec la même grille de lecture.
J'avais une crainte quant à l'inspiration à la Mission Impossible pouvant très vite tourner à l'exploitation d'un genre et à la dérive d'une licence sans réflexion. Pourtant, et c'est pour moi la plus grande force du film, chaque genres et chaque références sont utilisés au service d'un récit cohérent et murement réfléchit. Il y a les références cités plus tôt, brillantes et subtiles, mais aussi beaucoup plus discrètes et malignes (par exemple une scène démarrant comme un pastiche de le Silence des agneaux pour virer dans quelque chose de beaucoup plus brutal et tendu lorsque la vanne vient à se transformer) dont leurs utilisations permettent de donner encore plus de poids au récit. L'idée même de reprendre Mission Impossible est maligne car le but l'agent secret est de travailler au service d'une nation malgré un système qu'il apprend à remettre en question. La "mission impossible" est avant tout une quête pour rétablir un équilibre d'une manière paraissant hors norme car échappant à la cruelle réalité institutionnelle qui peut empêcher la résolution d'un problème. C'est tout le principe de film comme L'Agence tous risques où la marginalité et la réponse extrême sont les seuls réponses possibles pour sauver le monde. Plus qu'arrêter les Bad Girls, il est question d'échapper aux contraintes de la société, kit à aller en dehors des clous pour mieux prendre de la hauteur sur une situation qui nous dépasse, et ainsi trouver des réponses qui pourront au mieux revendiquer notre liberté. C'est pour cela notamment que l'hommage à Gravity, et que l'idée même de la phase dans l'espace, est brillante. Les personnages échappent complètement à toutes règles terrestres pour laisser parler au mieux leurs talents, notamment avec Piranha qui arrivera à défier toutes les lois possible de la physique pour sauver ses amis (la séquence peut paraitre lourde sur le papier, qui peut rebuter, mais qui traduit d'une liberté folle, dans la forme comme dans le ton, dont on peut difficilement rester insensible). La phase dans l'espace devient ainsi l'endroit de tous les possibles, où les personnages se lâchent, révèlent qui ils sont vraiment, et où on est complètement emporté par les enjeux. C'est un pur moment de grâce, où toutes les étoiles s'alignent, et où la beauté est tel qu'on souhaite que chaque secondes deviennent des heures. C'est à ce moment que l'on apprécie pleinement toute la générosité et l'ingéniosité que le film a pu nous proposer... Jusqu'à sa fin.
Reprenant (littéralement) là où le premier film s'est achevé, cherchant à aller toujours plus loin que là où le premier film est allé, Les Bad Guys 2 se veut presque comme une réponse en miroir du premier film, amenant le film à paraitre comme une redécouverte du chemin parcouru précédemment. Chaque étape franchi par les personnages dans le premier film sont sujet à une relecture permettant de montrer le revers, et comment les Bad Guys auraient pu (ou non) s'en sortir. Pourtant, cela demande indirectement à revoir ce qui a déjà été proposé par le premier film, et si cela n'est pas sans déplaisir (car permettant aux fans de se retrouver face à un récit qui peut surprendre) et que les ressemblances entre les deux films sont assez fines, il vient une attente, quant à la finalité, qui ne pouvait que décevoir. Comme dit en introduction, il y a un réel besoin d'aller au delà de là où le premier film est allé, et de ne pas reproduire le premier film (illustré littéralement lors d'une scène de nuit en voiture). Pourtant, au détour d'un trait d'humour, alors que le récit semblait assez sagement, le film fait le pas de côté qui aurait pu propulser le film dans une autre dimension... qu'il n'atteindra pas vraiment. Si toutes les pièces sont posées pour que le troisième film puisse être à la hauteur, on a l'amer déception que l'on ait un peu sacrifier la conclusion de ce film pour mieux préparer le prochain.
Ce que j'aime beaucoup dans la finalité de la bataille finale, c'est que les Bad Girls ont en quelque sorte gagné. Oui leurs plans initiale d'accumulé toutes les richesses du monde a échoué, mais elles ont poussé les Bad Guys à redevenir eux-mêmes, kit à ce que la société leur tourne le dos, et elles ont réussit à mettre tout le monde sur un même pied d'égalité. Il pleut de l'or dans toute la ville et il n'y a plus tant de différenciation entre la population et le milliardaire du début. Après ce final qu'on peut juger assez convenu, il y a la vanne des Bad Guys n'ayant pas survécu au crash et, si la chose est désamorcé par la suite, cet enterrement apparait comme un coup de fouet qui, dans sa finalité, peut susciter le débat. D'un côté il y a bien sûr une forme de déception quant au fait que Les Bad Guys trouvent enfin une "place" dans une société qu'ils sont sensés en parti rejeter. Alors qu'ils cherchaient la liberté d'être eux-mêmes dans le premier film, ils finissent (littéralement) par s'uniformiser et à être enfermé dans une institution au cœur de la société (malgré qu'elle peut être définit comme en marge parce que secrète). Comme dit précédemment, à force de défendre une société qui ne les acceptent pas, et en acceptant de rejoindre une organisation secrète, est ce que les Bad Guys ne viennent pas de se condamner à disparaitre ? Oui il y a les tombes, et oui ils sont devenus des agents secrets protégeant la ville, mais eux qui voulaient changer le regard des autres, est ce qu'ils se retrouvent épanouis maintenant que plus personne ne peut les regarder ? Si l'idée est géniale et qu'elle présente une situation qui n'attend qu'à imploser dans le troisième volet, on peut regretter un traitement trop banalisé et sage qui peine à pleinement satisfaire à la fin de ce second volet. De l'autre, on peut se réjouir de voir tous les pions posés pour le troisième film qui se concentrera sur le retour de Marmelade qui, libéré de prison, pourra faire appelle à des amis venus d'ailleurs (reprenant ainsi l'intrigue des livres). On peut ainsi voir, comme dans le premier film, un propos méta-textuelle sur la place qu'occupe Dreamworks dans l'industrie Hollywoodienne et l'importance d'être pleinement conscient de la portée de nos actes. Si les Bad Guys ont été sensibilisé à l'importance de réaliser des casses avec un certain code d'honneur et un certain panache, les Bad Girls le sont beaucoup moins, pensant que la fin justifie les moyens, et ignorant que les moyens peuvent être tout aussi parlant que la fin, voire plus. La libération de Marmelade vient ainsi illustrer une forme de perversion possible de l'art et de la vision de l'animation chez Dreamworks qui, lorsqu'elle n'est pas réfléchit et exécutés en pleine connaissance de cause, peut laisser le champ libre à des rongeurs aux pensées beaucoup moins nobles. Alors que les Bad Girls exploitent les idées de Marmelade pour la beauté de réussir le coup du siècle, Marmelade veut simplement voir le monde brûler. Tout cela ne fait que renforcer une attente immense... qui passe un peu au dessus du plaisir que pouvait nous offrir la fin de ce second volet. Kit à aller d'avantage vers une fin moins consensuelle et plus déroutante comme Le Robot Sauvage, j'aurais aimé une fin plus complète (peu être un peu plus brutale) pouvant mieux se suffire par elle-même.
Si l'on peut saluer la minutie avec laquelle le film prépare le troisième film, on peut regretter une sous-exploitation de certains éléments scénaristiques qui amène à une fin un peu trop sage pour un film qui se veut pratiquement comme un renversement de table. Cela n'enlève en rien un film brillant et inspirant, qui nous fait oublier toutes notions d'espace et du temps, et nous fait vivre un divertissement comme rarement on a pu voir de la part du studio Dreamworks.
Les Bad Guys 2 est un coup de maitre époustouflant, aux proportions vertigineuses, et à l'exécution exemplaire. Il était quasi impossible que de reprendre le travail du premier film et de le prolonger avec pertinence: Pierre Perifel l'a fait, avec la classe et la manière. La réalisation est plus travaillée, la réflexion est beaucoup plus fouillée, et le plaisir n'en est que décuplé. J'ai rarement eu autant envi de revoir un film juste après l'avoir vu. C'est une expérience extraordinaire, d'une générosité rare qui fait méchamment du bien. Plus besoin de chercher, on a trouvé le blockbuster familiale de cet été, et surement le meilleur film d'animation de l'année.
18,5/20
N’hésitez pas à partager votre avis et le défendre, qu'il soit objectif ou non. De mon côté, je le respecterai s'il est en désaccord avec le mien, mais je le respecterai encore plus si vous, de votre côté, vous respectez mon avis.