Un jeune homme brisé par la désillusion de Mai 68 part au Népal sur les traces de son père. Dans ce pays, il va rencontrer une jeune hippie dont il va tomber amoureux et qui va essayer de la sauver de ses addictions à des substances prohibées.
Les chemins du Katmandou est un scénario de René Barjavel, qui en tirera un roman éponyme. Il est clairement le fruit de son époque, de la jeunesse soixante-huitarde, représenté ici à travers les yeux de Renaud Verley. A travers les beaux plans du Népal, ce jeune homme va vivre en quelque sorte une quête identitaire, spirituelle, voire même sexuelle dans la rencontre avec cette femme incarnée par Jane Birkin.
Qui dit Jane Birkin dit également Serge Gainsbourg, qu'on retrouve ici dans un rôle ambigu, avec des cheveux poudrés et une petite moustache, et on va dire que son jeu est plutôt discutable, tout comme la bande originale qu'il a composée. C'est clairement flower power dans l'esprit, André Cayatte essaie sans doute de rester dans le coup, mais il faut dire que c'est si niais, tellement mal joué, avec ce qu'on pourrait dire des images d’Épinal (alors que ça se passe au Népal) que c'est clairement une expérience au lieu d'être réellement narratif. D'ailleurs, le film est plus sauvé de l'oubli pour la présence de Serge Gainsbourg, mais malgré quelques idées visuelles, dont la représentation en vue subjective d'une overdose où l'image se déforme, pas besoin de chercher Katmandou à quatorze heures.