Ce qui fait défaut aux Chroniques de Spiderwick est certainement à chercher du côté de la personnalité d’une œuvre alimentée par de trop nombreuses références contemporaines – Arthur et les Minimoys, Harry Potter, Le Monde de Narnia pour n’en citer que trois – qui l’empêchent d’imposer son propre univers. Cette absence de patte artistique définie est en outre accentuée par la composition musicale de James Horner certes gorgée de merveilleux mais synthèse de ses précédentes créations : pas de thème principal, pas d’innovation quant à l’utilisation d’un instrument particulier ; la musique ne frappe pas l’oreille. Il n’empêche que Mark Foster dispose d’un réel savoir-faire en matière de conte et propose une adaptation entraînante et sans temps morts, aussi mignonne que sombre, aux scènes tantôt trépidantes tantôt touchantes, avec notamment un final des plus poignants. Les Chroniques de Spiderwick, divertissement familial qui n’a d’autres ambitions que d’émerveiller son public et de le faire vibrer au rythme d’aventures magiques malheureusement ternies par son manque de vision personnelle.