Un voyage avec une amie d’enfance perdue de vue pour faire le deuil de son mariage et se redécouvrir soi-même : rien de nouveau sous le soleil grec de cette énième comédie française avec la nouvelle reine du cinéma national. Mais malgré le plaisir non dissimulé de voir Laure Calamy sur grand écran ainsi que le sous-texte féministe de libération sexuelle, la croisière de Blandine et Magalie dans les îles grecques n’a rien de très excitant ni de très divertissant. L’entrechoc de personnage caricaturés à outrance - l’introvertie bien sage et timorée, l’ancienne aristocrate anglaise ayant (faussement) tout quitté pour une vie de bohème, et l’extravertie dont la joie de vivre réside dans son aptitude à ne formaliser aucune attache pérenne - doublé d’un scénario prévisible et d’un humour trop bienveillant pour être véritablement surprenant suscite tantôt ennui, agacement et indifférence. Une tare irréversible lorsque les secrets des trois femmes sont tardivement révélés pour donner de la profondeur au périple. Dans un tel contexte, même la brillante Laure Calamy ne peut rien faire pour éviter le naufrage.