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le 5 oct. 2014
SuivreUne pure merveille.
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Je me suis laissé emporter par ce film sans me prendre la tête, car il m’a reposé des lourdeurs prétentieuses de L’intrus. Voici le petit récit écrit au fil de ma découverte de ce film génial - le mot n’est pas trop fort bien qu’inhabituel sous ma plume.
Je commence à douter quand apparait Olga que les deux vieilles femmes ne connaissent pas [32’45] et à me poser des questions. D’où vient-elle ? Que fait-elle là ? Je crains que l’histoire ne sombre dans une vulgaire romance de la collection Harlequin, car, comme elle est peintre et lui violoniste, leur rencontre est donc programmée.
Elle a lieu au cours d’un bal populaire du petit village de Cornouailles [44’45], mais le pire n’arrive pas. La scène ne dure que quelques secondes et la suivante évoque le retour d’Andrea, un peu éméché, chez ses hôtes. Le réalisateur nous prend à contrepied. Ce qui ravive mon intérêt.
Elle revient en surgissant de nulle part alors qu’il joue du violon [49’30] ! Là encore, la scène ne dure pas très longtemps, mais tout le monde est ébranlé, lui, les deux vieilles et même la bonne qui la scrute d’un œil mauvais. Le réalisateur fait durer le suspense.
Elle réapparait une troisième fois de manière impromptue alors qu’il est avec des pêcheurs à la recherche d’un bateau pour aller en Amérique [1h04]. Comme dans les contes, la troisième fois est la bonne puisqu’elle l’invite chez elle ! La scène ne s’éternise pas et le suspense continue.
Elle fait alors son portrait. Une intimité s’installe entre eux, mais au moment où il s’approche un peu plus d’elle, elle s’esquive presque brutalement et le met pratiquement à la porte [1h13]. Le réalisateur joue avec nos nerfs.
Je commence seulement à comprendre que Olga est une fausse piste. La vraie romance est celle d’Ursula pour Andrea. Elle est amenée par petites touches, mais on n’y prête pas attention tant elle semble invraisemblable. La subtilité de la mise en scène de Charles Dance nous amène à accepter cette évidence grâce à un superbe plan de 14 secondes que bien d’autres réalisateurs auraient rendu ridicule avec leurs gros sabots [1h27].
Non seulement Judi Dench et Maggie Smith sont merveilleuses, mais beaucoup d’acteurs aussi qui ont de petits rôles comme l’homme qui prête son violon à Andrea.
La musique, diégétique et extradiégétique, accompagne avec bonheur les images.
C’est le seul réalisé par Charles Dance qui est très connu comme acteur (164 films).
Lire : William John LOCKE, Ladies in Lavender, 1908 [Partage en ligne].
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Créée
le 16 janv. 2025
Critique lue 83 fois
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le 5 oct. 2014
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