''Les démons de la liberté'' Brute force – 1947 de Jules Dassin montre un Burt Lancaster énervé alors que tous les autres détenus sont polis, propres et disciplinés. Du reste, sauf la surpopulation en cellule, les prisonniers jouissent d'un encadrement tolérant, dans des locaux nickel, et le sadisme du capitaine Munsey est ambigu et s'apparente davantage à de la manipulation – à l'exception de la scène de matraquage sur fond symphonique qui tombe comme un cheveu sur la soupe.
Tout est tellement propre et lisse que l'on adhère difficilement à la noirceur intentionnelle du scénario et du propos – certes, pas un survivant à la fin, sauf le vieux toubib alcoolique.
L'acteur Whit Bissell a une tête science-fictive et, avec des lunettes, ressemble à Mark Mothersbaugh. Are we not men ? whe are devo'
En ce début de XXIe siècle, ce film de décor & studio au parfum de quatrième dimension se regarde comme un clip vintage auquel aucune musique ne rendrait justice.