7ème mission sous l'égide d'EON Productions, la firme dite officielle de la légende James Bond sur nos petits et grands écrans, Les Diamants sont éternels marque un virage en tête d'épingle dans le tournant déjà lentement pris à chaque suite.
Il sera également le dernier épisode officiel où James Bond sera incarné par Sean Connery, après un bref passage auprès de George Lazenby.
Depuis James Bond 007 contre Dr. No, la saga s'est étoffée de gimmicks qu'on prend plaisir à retrouver, dès l'originalité du générique de début, en passant par le fameux "Vodka Martini. Shaken not stirred", ses James Bond Girls, sa nemesis, ses costumes impeccables et son flegme britannique indéfectible, même dans les pires situations. Le personnage ne se présente plus. Il est rusé, très cultivé, tombeur de ces dames, excellent combattant à mains nues et doué dans à peu près tous les domaines.
Jusqu'ici, il dégageait une aura de perfection sans pourtant souffrir de l'irréalisme de cette dernière.
Le problème dans Les Diamants sont éternels, c'est que toutes ces recettes sont tirées à l'extrême et toutes les coutures apparaissent au grand jour au point que cela en devient bien souvent gênant, voire ridicule.
Au delà des 2 Casino Royale, films hors série, il s'agit bien là de la première baisse de régime dans les aventures de notre espion préféré. J'espère qu'un renouveau sera insufflé par Roger Moore lors des prochains opus.
Le film reste visionnable, mais je ne le recommande qu'à ceux qui, comme moi, sont bien décidés à regarder l'intégralité de la saga.