James Bond traque Ernst Stavro Blofeld, le chef du SPECTRE, qui recourt à la chirurgie esthétique pour se fabriquer des doubles, et veut se construire un satellite laser avec la fortune d'un milliardaire qu'il séquestre et des diamants volés à une chaîne de contrebande.
Patatras ! La série atteignit ici les limites du ridicule. La palme revient aux effets spéciaux, à pleurer de rire (une explosion nucléaire qui ressemble à de la fumée de cigarette, je parle même pas du satellite -un décor peint!??- et de l'explosion d'hélicoptère...) et à un Blofeld à cheveux gris (après avoir été incarné par... deux chauves?!) qui ne rentre pas bien dans ses chemises à col Mao et se déguise en vieille femme pour s'échapper... La fille du moment est une belle bombe rousse mais s'avère être une vraie cruche sur la fin. Et Las Vegas comme décor en vérité c'est plutôt morne. En fait, le budget a sans doute été plombé par la paye record (pour l'époque) de Sean Connery, rappelé en catastrophe après le départ précipité de George Lazenby, qui n'y croyait plus à peine sorti du tournage d'Au service secret de Sa Majesté.
Le fait que Bond soit particulièrement énervé quand il se lance à la poursuite de Blofeld dans le pré-générique peut indiquer sa volonté de venger la mort de Tracy à la fin du précédent film, mais cette bonne idée passe à la trappe dès la fin du beau générique chanté par l'inusable Shirley Bassey pour finir dans un monument hétéroclite de kitsch à l'extrême limite de l’auto-parodie et sans aucune cohérence avec Au Service secret de Sa Majesté...
Quelques curiosités notables toutefois : la musique de John Barry comme toujours, et le couple Mr Wint / Mr Kidd, deux assassins homosexuels très créatifs (et très sadiques) accompagnés par un joli petit leitmotiv au saxophone.
Connery tirait la gueule pour son dernier film dans cette saga (et j'insiste sur "cette saga", celui-là n'en fait pas partie), mais après tout c'était pour la bonne cause, cette fois il paraît qu'une grande partie de son salaire est allée à un fonds éducatif écossais pour jeunes désœuvrés.
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