Les Diplômés du dernier rang entend profiter des succès populaires représentés par la sortie en salles de deux films français, À nous les petites Anglaises (Michel Lang, 1976) et Les Sous-Doués (Claude Zidi, 1980), articulant péniblement dans sa trame narrative leur histoire respective, à savoir les stratégies mises en place par un groupe de jeunes adultes pour réussir leurs études sans travailler, à mi-chemin entre Paris et l’Angleterre, territoire perçu comme l’occasion d’une libération des mœurs. Réalisé par Christian Gion, ami de Zidi – il fait des apparitions régulières dans les films de celui-ci, offre ici à sa fille Hélène un petit rôle –, à qui nous devons la tentative d’appropriation du divertissement américain mettant en scène le père Noël dans une production familiale niaise aujourd’hui devenue culte (J’ai rencontré le père Noël, 1984), le long métrage se résume à une énumération de sketchs peu drôles qui concurrence son absence d’idées et de maîtrise comique par des situations graveleuses : on dénude, on entarte, on surjoue sans construire des personnages véritables, force des deux références citées plus tôt. Si la photographie demeure soignée, elle ne saurait rattraper l’absence de personnalité de cette pâle copie sans saveur.