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Sept contre un
Retenus prisonniers sur une ile japonaise à l'aide de gaz, plusieurs monstres (dont Godzilla, Minizilla, Rodan, Mothra et d'autres) vont être délivrés grâce à des extraterrestres nommés les Killaaks...
le 20 août 2024
Tout comme la Toho, on ne perd pas de temps et on enchaîne avec l’épisode suivant de la franchise. Le rythme de sortie des films mettant en vedette Godzilla est toujours aussi soutenu. En cette année 1969, le studio décide qu’il va réunir tous les monstres qu’il a créés (aussi bien dans cette licence que dans d’autres) en un seul film chorale. Et pour trouver une raison à ce rassemblement, rien de mieux que de rejeter la faute sur des extraterrestres. Les Xiliens ont déjà été vaincus ? Pas grave, l’espace est assez grand pour une autre race : voici donc les Kilaaks.
Nous sommes en l’an 1999 et la Terre a trouvé la paix. La technologie a beaucoup progressé et les scientifiques sont parvenus à contenir tous les monstres sur une même île, où ils vivent en harmonie. Mais lorsque des extraterrestres nommés les Kilaaks décident d’envahir notre planète, ils libèrent les monstres et en prennent le contrôle par la pensée pour attaquer les principales capitales mondiales. Le comité des Nations Unies doit trouver le moyen d’arrêter les Kilaaks et briser ce lien qui les unit à Godzilla et aux autres kaiju. Cependant, les Kilaaks ont également une arme secrète…
Alors, pourquoi autant de monstres (onze !) dans un même film ? Tout simplement parce que les résultats au box office de l’épisode précédent, « Le fils de Godzilla« , ont été une catastrophe. La Toho a donc pris la décision de mettre un terme à la franchise avec « Les envahisseurs attaquent« . Elle devait s’arrêter ici. Bien évidemment, ce sera un énorme succès et la Toho, attirée par l’argent, continuera de produire la franchise. Mais pour l’heure, restons dans l’idée que ce film était prévu comme étant le dernier. Et c’est un bonheur de voir tous ces monstres ensemble car ils ont chacun un caractère bien distinct, ce qui est encore plus flagrant quand on les voit en même temps. Ils nous offrent de superbes séquences de destruction, comme celle où Godzilla détruit Tokyo (ça faisait longtemps !).
Car si au début du film on pouvait avoir peur de se retrouver, encore une fois, sur une île isolée, on est rapidement satisfait de retrouver des décors de ville. Et pas que d’une seule, mais de plusieurs villes à travers le monde. On voyage enfin un peu et les effets spéciaux reprennent de leur grandeur d’antan. On est face à une explosion spectaculaire de kaiju et à ce qui ressemble le plus à un blockbuster actuel. Mais en plus d’avoir plein de combats de monstres, le film réussit l’exploit d’avoir aussi une histoire intéressante pour les humains, qui cherchent un moyen de combattre cette race extraterrestre encore plus avancée qu’eux sur le plan technologique. Impossible cette fois de se plaindre et de dire que les monstres semblent avoir été ajoutés à la dernière minute ou, à l’inverse, que l’histoire des humains est inutile.
Le costume de Godzilla a été légèrement retravaillé : ses yeux sont moins grands et il a l’air plus menaçant. La marionnette d’Anguirus est bien plus détaillée que lors de sa précédente apparition une dizaine d’années auparavant. Avec son costume qui est demeuré le même depuis « Le fils de Godzilla« , Minilla reste la seule créature laide de ce film. Mothra est de retour dans sa forme larvaire, on ne sait pas trop pourquoi. Malheureusement, il y a une légère déception : Baragon et Varan sont quasiment absents du film. C’est comme s’ils avaient été jetés là juste pour augmenter le nombre de monstres. Ils ne combattent pas du tout, n’ont aucune scène de destruction.
On avait l’habitude, les fois précédentes, de voir Ghidorah comme un adversaire difficile à combattre pour Godzilla, qui avait besoin d’alliés pour y parvenir — et encore, il ne faisait que chasser Ghidorah de la Terre à chaque fois. Cette fois, il y a tellement de monstres que Ghidorah est non seulement vaincu rapidement, mais il est surtout tué, du sang sortant de chacune de ses trois gueules (et du sang dans un film de cette franchise, je crois que c’est une première). Ce film est surprenant, dans le bon sens du terme, car il permet à la franchise de retrouver sa gloire perdue. Il est rapidement devenu culte, si culte que Gareth Edwards, qui a réalisé le reboot américain de 2014, a avoué dans une interview que s’il avait l’occasion de faire un nouvel épisode de la franchise, il souhaiterait réadapter "Les envahisseurs attaquent".
« Les envahisseurs attaquent » est une bonne surprise après plusieurs films décevants. Il possède à la fois le charme d’un film des années 60 et l’action qu’on attend d’un film de monstres. Pour un film qui avait été pensé comme un grand final, c’est donc une réussite et la franchise aurait très bien pu s’arrêter ici. On lui retire cependant quelques points en raison de son manque d’innovation et, surtout, du fait qu’il ait fallu tant d’années au studio Toho pour nous proposer un film qui vaille vraiment la peine d’être vu.
Créée
le 18 août 2025
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