Avec " Les envoûtés " Pascal Bonitzer, qu'on a connu plus inspiré en début de carrière, filme la funeste sarabande de l'amour et de la mort.
S'attaquant à un registre fantastique, le cinéaste concocte un récit plein de faux-semblants et d'invraisemblances autour d'une journaliste confrontée à ses démons et névroses.
Le film patine sur lui-même et semble même parfois jouir de son propre ennui.
L'amour, un envoûtement ?
Peut-être, mais ce film, librement adapté d'une nouvelle d'Henry James, reste un mystère.
Sara Giraudeau et Nicolas Duvauchelle sont transparents, et la mise en scène de Bonitzer invisible.
L'ennui, lui, crève l'écran.